La Jamaïque … Yah man !

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2011-04-27 21-49-42

Notre traversée de Haïti vers La Jamaïque était d’environ 160 milles, encore là c’est comme si nous avions embarqué sur le tapis roulant. Avec un vent portant de 10-15 noeuds, nous avons comme toujours sorti seulement le génois que nous avons évidemment tangonné. Le voilier filait alors à une vitesse moyenne de 7-8 noeuds et occasionnellement il partait au surf sur une vague arrière pour atteindre 10-11 noeuds. 

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Quoi demander de plus ! Surtout que comme toujours depuis le début de notre navigation depuis St-Martin, le pont est resté sec permettant de garder toutes les écoutilles ouvertes, et ainsi éviter de supporter une chaleur accablante dans le voilier pendant toute cette période.

la vie est paisible par vent arrière :

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Des dauphins sont venus nous accompagner pour une bonne heure de notre fin de journée, de quoi permettre à tous faire de beaux rêves ! Thomas et Charles sont restés pendant toute l’heure sur le petit banc à l’avant de l’étai, pour les voir revenir continuellement contre la coque d’Ukulu, pour s’amuser !

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Au début de la nuit, nous traversions le passage Windward qui sépare Cuba de Haïti ce qui nous a occasionné un courant contraire mais surtout un achalandage de cargos.  Notre équipement AIS, qui localise sur notre carte électronique les bateaux, aussi munis de cet équipement, circulant dans un périmètre de 25 milles, s’est avéré d’une très grande utilité. 

Vue de 8 cargos sur le chartplotter Garmin via l’AIS :

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Cette situation a aussi permis à Charles, qui était alors de quart avec Guy pour ce début de nuit, de démystifier les mouvements des bateaux par l’interprétation de leurs feux de navigation.

Au petit matin, alors que nous approchions la côte de La Jamaïque, une prise au bout de notre grosse ligne à pêche, nous a fait tourner en rond pour une période d’une heure et demie afin de tenter de relever cette prise, car à chaque fois que l’on s’approchait du “monstre”, l’ombrage du voilier l’apeurait, et il re-déroulait alors la ligne.  Dans un premier temps, comme nous voyons qu’une dorsale et une grande queue en éventail, les boys pensaient que c’était un bébé requin, mais après l’avoir aperçu à plusieurs reprises à environ 3-4 m, nous pensons qu’il s’agissait d’un marlin. Mais comme l’hameçon était prise sur une de ses nageoires pectorales, il était impossible, en tout cas très difficile de le sortir, surtout qu’après plus d’une heure de lutte le capitaine-pêcheur était bien fatigué. Il a, à contrecoeur, décidé de couper la ligne. Donc si vous croiser un poisson avec une belle leurre rose sur une nageoire, nous dire quelle sorte de poisson c’était et quel poids et quelle longueur avaient cette belle bête !!

Après 25 heures de navigation, nous sommes arrivés à Port Antonio à la pointe nord-est de La Jamaïque. Une île très montagneuse compte-tenu de la présence des Blue Mountains, qui devraient à notre avis s’appeler les Green Mountains, car l’île arbore une végétation luxuriante.

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Le service des Douanes nous a alors demandé de venir à quai à la petite marina Errol Flynn pour compléter les formalités d’entrée.

Et en fin de PM, nous sommes allés nous ancrer dans la superbe baie adjacente très bien protégée.

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Un tarif de 12$/jour est demandé mais il permet d’utiliser tous les services de la marina, dont entre autre l’internet Wifi à bord, les douches et surtout une piscine qui fait le bonheur des enfants.

Charles et Thomas ont retrouvé leurs amis Français : Hugo (12 ans) et Victoria (9 ans) du voilier NAMASTÉ, qu’ils avaient connu à Ile à Vache. Le bord de la piscine nous a permis de fraterniser avec les parents de ceux-ci : Sandrine et Yvan, qui voyage depuis 4 ans.  Ils naviguent avec le catamaran BAYALÉ, propriété de Pierre et Danielle.  Nous avons donc passé plusieurs heures à “jaser” (ce terme les fait bien rire, comme plusieurs autres expressions québécoises !)

Après 2 jours à Port Antonio, nous avons poursuivis notre route en direction Est, pour atteindre une trentaine de milles plus loin, Orcabessa, bien connu, du fait de la présence de la plage de James Bond. Le film : Golden Eyes y ayant été tourné. Encore là une navigation au portant, avec un génois tangonné, qui s’est faite en moins de 5 heures ! Le mouillage se situe dans une baie miniature fermée, donc une autre nuit très tranquille. 

Le lendemain matin, nous sommes allés faire une petite plongée, les coraux étaient nombreux et assez impressionnants, mais malheureusement aucune langouste !  Ce n’est que partie remise pour Cuba, car les guides que nous lisons de ce temps-ci pour préparer notre navigation à Cuba, mentionnent à plusieurs reprises que les langoustes sont en tel nombre que les navigateurs peuvent en manger : le matin, le midi et le soir, et pour faire changements, ils font de la soupe aux langoustes ! On attendra donc pour s’en faire une rasade ! On vous en reparlera sûrement !

Une autre douzaine de milles, puis loin nous sommes arrivés à Ocho Rios (la 3e plus grosse ville du pays), l’approche du mouillage a été un peu difficile compte-tenu de la présence d’un bateau de croisière, mais une fois entrés, la zone de mouillage est grande et bien protégée, avec une belle plage.

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Par contre, on ne peut pas vraiment dire tranquille, car il y a plusieurs hôtels sur le bord de la plage, donc un bon achalandage.

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Mais après plusieurs semaines à voir peu de touristes “blancs”, ça fait changement !  Il semble que les canadiens sont les touristes les plus présents en Jamaïque.  Effectivement, nous avons entendu parler québécois par des gens qui retournaient au bateau de croisière et d’autres, de la région de Thetford-Mines, avec qui nous avons jasé sur un coin de rue.  Notre visite de cette ville nous a permis de constater qu’il s’agit d’une ville divisée en 2, la partie Ouest est touristique, avec de très belles installations commerciales,

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et une autre partie à l’Est, soit de l’autre côté du feu rouge, qui est fréquentée presqu’exclusivement par les gens locaux, là les magasins ont une allure très différente, ces endroits étant très petits mais très remplis avec un bourdonnement constant !

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Mais nous avons trouvé presque tous ce que nous cherchions (excepté le coucous que l’on ne trouve à nulle part), et cela à des prix très très abordables pour les fruits et légumes, car ils cultivent en beaucoup ici même sur l’île, imaginez une dizaine de tomates pour moins de 1$, un kg de fèves vertes pour aussi moins de 1$ !  Mais acheter ici en Jamaïque est un peu confondant, la monnaie est des “JAM”, le taux de change étant de 1$ US = 83 $JAM, imaginez les prix marqués tel que par exemple le paquet de tomates identifié à 77$JAM ou au restaurant une assiette de hamburger avec frites et salade à 699$  !

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Encore là, nous avons passé 2 nuits à ce mouillage, puis nous avons poursuivis notre route sur une autre douzaine de milles, pour atteindre le mouillage de Discovery Bay.  Un très grand mouillage aussi utilisé par des cargos pour le chargement de bauxite qui est exporté à l’extérieur du pays.    Le village a aussi sa belle plage donnant sur le mouillage et 2 épiceries permettant un ravitaillement.

Le lendemain midi, nous quittions l’endroit pour finalement atteindre Montego Bay, les trente milles de la côte sont majoritairement occupés par des complexes hôteliers de tous les envergures et tous les styles possibles.  A Montego (communément appelé MoBay), l’ancrage est sommaire, car malgré que la baie soit grande, la zone qui ne subit pas de roulis est petite derrière la péninsule.  De plus, la zone de mouillage est passablement occupée par des bateaux locaux qui font du “day sailing” pour desservir les nombreux complexes hôteliers.  Nous y avons passé 2 jours. Évidemment, nous avons été faire une petite escapade en ville, l’incontournable était la “main” de Montego, avec ses nombreux restos-bars.

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Nous avons par la même occasion terminé nos courses car nous savons que le prochain mois à Cuba ne permettra pas de s’approvisionner facilement.

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Categories: Voyage 2010-2011

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