Nos mouillages en bleu et notre route en jaune
Peu de voiliers québécois vont naviguer sur la côte sud de la République, nous souhaitons donc la faire découvrir afin que plus de navigateurs poursuivent leur route sur cette splendide côte.
Malgré les appréhensions connues, la routine des douanes d’entrée et de sortie de chaque endroit d’arrêt n’est pas si complexe et onéreuse car une fois que l’entrée initiale est faite (environ 180$), il n’y a en principe plus de frais à débourser (ni de tips) pour obtenir la sortie (le despacho) de la Guarda pour le prochain mouillage ou pour la sortie du pays.
La Guarda, toujours souriant et aimable :
Notre douane d’entrée a été faite à la marina de Casa de Campo et, par la suite, il a été facile d’obtenir un despacho à chacun des endroits de notre route qui s’est poursuivie en direction ouest en faisant des distances de 40 miles pour Boca Chica, un 60 miles pour Las Salinas et finalement un autre 60 miles pour atteindre l’Isla Beata à la pointe sud-ouest du continent dominicain.
Chacune de nos routes se sont faites au portant d’environ 10-15 noeuds sur une mer plate compte-tenu que nous sommes toujours sous le vent de la côte, des navigations extraordinaires !
Doris au poste de surveillance Happy hour en route !
Le secteur de Boca Chica est assez connu pour son tourisme, la marina Zar-Par s’y est nouvellement installé, et en plus des quais, il est possible de rester à une bouée de mooring pour 18$/jour. Dans les 2 cas, il est possible d’utiliser tous les services (buanderie, salle de TV, …) de la marina, et ils nous transportent (sans frais) au supermarché OLÉ, qui est un marché comme les connaissent les nord-américains.
Las Salinas est une grande baie très bien protégée, cernée par de belles grandes montagnes, qui malgré qu’elles semblent désertiques créent un très bel environnement avec son petit village.
Mais notre arrêt préféré a été l’Isla Beata, il s’agit d’une île d’environ 30 km2, sur laquelle est installée un village typique de pêcheurs, des hommes et quelques familles y vivent pour des périodes d’environ 3 mois afin d’être près de leur lieu de pêche.
La presque totalité des bâtiments ne sont pas desservis par l’électricité (seulement le bâtiment de la Guarda), il s’agit en fait, dans notre langage, de cabanes avec très rudimentaires, comme le montre les photos.
Superbe plage et eaux cristalline :

Pêcheur préparant ses prises Poisson séché au soleil
C’est aussi là que nous avons rencontré un cataraman de modèle Kon Tiki de 12 m , qui nous a bien impressionné par ces aménagements car les propriétaires un jeune couple originaire de l’Afrique du sud, Adrian et Lisa , nous ont invité pour un “happy hour” qui s’est finalisé par un souper pour partager leur plat de conches (vous savez les beaux coquillages roses qui ont un bruit de mer à l’intérieur s’appellent des conches)
De plus, comme nous étions en soirée de pleine lune, nos boys voulaient faire du camping. Donc après avoir mangé, nos excellents hamburgers au poisson. Les boys se sont installés sur la plate-forme pour la nuit.
Notre route s’est poursuivie vers Haitï avec une navigation de 120 miles pour atteindre Île à vache, à l’extrémité sud-ouest du continent haïtien. Ce fut une journée et une nuit de navigation avec un vent de 10 noeuds, et un décor des plus dépaysants à notre arrivée en Haïti, comme si on entrait dans un autre monde !!!
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Tags:
republique dominicaine a voile,
isla beata
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Voyage 2010-2011