La Jamaïque … Yah man !

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Notre traversée de Haïti vers La Jamaïque était d’environ 160 milles, encore là c’est comme si nous avions embarqué sur le tapis roulant. Avec un vent portant de 10-15 noeuds, nous avons comme toujours sorti seulement le génois que nous avons évidemment tangonné. Le voilier filait alors à une vitesse moyenne de 7-8 noeuds et occasionnellement il partait au surf sur une vague arrière pour atteindre 10-11 noeuds. 

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Quoi demander de plus ! Surtout que comme toujours depuis le début de notre navigation depuis St-Martin, le pont est resté sec permettant de garder toutes les écoutilles ouvertes, et ainsi éviter de supporter une chaleur accablante dans le voilier pendant toute cette période.

la vie est paisible par vent arrière :

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Des dauphins sont venus nous accompagner pour une bonne heure de notre fin de journée, de quoi permettre à tous faire de beaux rêves ! Thomas et Charles sont restés pendant toute l’heure sur le petit banc à l’avant de l’étai, pour les voir revenir continuellement contre la coque d’Ukulu, pour s’amuser !

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Au début de la nuit, nous traversions le passage Windward qui sépare Cuba de Haïti ce qui nous a occasionné un courant contraire mais surtout un achalandage de cargos.  Notre équipement AIS, qui localise sur notre carte électronique les bateaux, aussi munis de cet équipement, circulant dans un périmètre de 25 milles, s’est avéré d’une très grande utilité. 

Vue de 8 cargos sur le chartplotter Garmin via l’AIS :

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Cette situation a aussi permis à Charles, qui était alors de quart avec Guy pour ce début de nuit, de démystifier les mouvements des bateaux par l’interprétation de leurs feux de navigation.

Au petit matin, alors que nous approchions la côte de La Jamaïque, une prise au bout de notre grosse ligne à pêche, nous a fait tourner en rond pour une période d’une heure et demie afin de tenter de relever cette prise, car à chaque fois que l’on s’approchait du “monstre”, l’ombrage du voilier l’apeurait, et il re-déroulait alors la ligne.  Dans un premier temps, comme nous voyons qu’une dorsale et une grande queue en éventail, les boys pensaient que c’était un bébé requin, mais après l’avoir aperçu à plusieurs reprises à environ 3-4 m, nous pensons qu’il s’agissait d’un marlin. Mais comme l’hameçon était prise sur une de ses nageoires pectorales, il était impossible, en tout cas très difficile de le sortir, surtout qu’après plus d’une heure de lutte le capitaine-pêcheur était bien fatigué. Il a, à contrecoeur, décidé de couper la ligne. Donc si vous croiser un poisson avec une belle leurre rose sur une nageoire, nous dire quelle sorte de poisson c’était et quel poids et quelle longueur avaient cette belle bête !!

Après 25 heures de navigation, nous sommes arrivés à Port Antonio à la pointe nord-est de La Jamaïque. Une île très montagneuse compte-tenu de la présence des Blue Mountains, qui devraient à notre avis s’appeler les Green Mountains, car l’île arbore une végétation luxuriante.

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Le service des Douanes nous a alors demandé de venir à quai à la petite marina Errol Flynn pour compléter les formalités d’entrée.

Et en fin de PM, nous sommes allés nous ancrer dans la superbe baie adjacente très bien protégée.

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Un tarif de 12$/jour est demandé mais il permet d’utiliser tous les services de la marina, dont entre autre l’internet Wifi à bord, les douches et surtout une piscine qui fait le bonheur des enfants.

Charles et Thomas ont retrouvé leurs amis Français : Hugo (12 ans) et Victoria (9 ans) du voilier NAMASTÉ, qu’ils avaient connu à Ile à Vache. Le bord de la piscine nous a permis de fraterniser avec les parents de ceux-ci : Sandrine et Yvan, qui voyage depuis 4 ans.  Ils naviguent avec le catamaran BAYALÉ, propriété de Pierre et Danielle.  Nous avons donc passé plusieurs heures à “jaser” (ce terme les fait bien rire, comme plusieurs autres expressions québécoises !)

Après 2 jours à Port Antonio, nous avons poursuivis notre route en direction Est, pour atteindre une trentaine de milles plus loin, Orcabessa, bien connu, du fait de la présence de la plage de James Bond. Le film : Golden Eyes y ayant été tourné. Encore là une navigation au portant, avec un génois tangonné, qui s’est faite en moins de 5 heures ! Le mouillage se situe dans une baie miniature fermée, donc une autre nuit très tranquille. 

Le lendemain matin, nous sommes allés faire une petite plongée, les coraux étaient nombreux et assez impressionnants, mais malheureusement aucune langouste !  Ce n’est que partie remise pour Cuba, car les guides que nous lisons de ce temps-ci pour préparer notre navigation à Cuba, mentionnent à plusieurs reprises que les langoustes sont en tel nombre que les navigateurs peuvent en manger : le matin, le midi et le soir, et pour faire changements, ils font de la soupe aux langoustes ! On attendra donc pour s’en faire une rasade ! On vous en reparlera sûrement !

Une autre douzaine de milles, puis loin nous sommes arrivés à Ocho Rios (la 3e plus grosse ville du pays), l’approche du mouillage a été un peu difficile compte-tenu de la présence d’un bateau de croisière, mais une fois entrés, la zone de mouillage est grande et bien protégée, avec une belle plage.

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Par contre, on ne peut pas vraiment dire tranquille, car il y a plusieurs hôtels sur le bord de la plage, donc un bon achalandage.

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Mais après plusieurs semaines à voir peu de touristes “blancs”, ça fait changement !  Il semble que les canadiens sont les touristes les plus présents en Jamaïque.  Effectivement, nous avons entendu parler québécois par des gens qui retournaient au bateau de croisière et d’autres, de la région de Thetford-Mines, avec qui nous avons jasé sur un coin de rue.  Notre visite de cette ville nous a permis de constater qu’il s’agit d’une ville divisée en 2, la partie Ouest est touristique, avec de très belles installations commerciales,

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et une autre partie à l’Est, soit de l’autre côté du feu rouge, qui est fréquentée presqu’exclusivement par les gens locaux, là les magasins ont une allure très différente, ces endroits étant très petits mais très remplis avec un bourdonnement constant !

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Mais nous avons trouvé presque tous ce que nous cherchions (excepté le coucous que l’on ne trouve à nulle part), et cela à des prix très très abordables pour les fruits et légumes, car ils cultivent en beaucoup ici même sur l’île, imaginez une dizaine de tomates pour moins de 1$, un kg de fèves vertes pour aussi moins de 1$ !  Mais acheter ici en Jamaïque est un peu confondant, la monnaie est des “JAM”, le taux de change étant de 1$ US = 83 $JAM, imaginez les prix marqués tel que par exemple le paquet de tomates identifié à 77$JAM ou au restaurant une assiette de hamburger avec frites et salade à 699$  !

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Encore là, nous avons passé 2 nuits à ce mouillage, puis nous avons poursuivis notre route sur une autre douzaine de milles, pour atteindre le mouillage de Discovery Bay.  Un très grand mouillage aussi utilisé par des cargos pour le chargement de bauxite qui est exporté à l’extérieur du pays.    Le village a aussi sa belle plage donnant sur le mouillage et 2 épiceries permettant un ravitaillement.

Le lendemain midi, nous quittions l’endroit pour finalement atteindre Montego Bay, les trente milles de la côte sont majoritairement occupés par des complexes hôteliers de tous les envergures et tous les styles possibles.  A Montego (communément appelé MoBay), l’ancrage est sommaire, car malgré que la baie soit grande, la zone qui ne subit pas de roulis est petite derrière la péninsule.  De plus, la zone de mouillage est passablement occupée par des bateaux locaux qui font du “day sailing” pour desservir les nombreux complexes hôteliers.  Nous y avons passé 2 jours. Évidemment, nous avons été faire une petite escapade en ville, l’incontournable était la “main” de Montego, avec ses nombreux restos-bars.

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Nous avons par la même occasion terminé nos courses car nous savons que le prochain mois à Cuba ne permettra pas de s’approvisionner facilement.

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Notre coup de coeur : Haïti

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Le paysage de notre arrivée nous a grandement impressionné, nous nous croyons rendus en Indonésie tant le paysage était inhabituel pour les Caraïbes, car entre le continent haïtien et l’Ile à Vache, se trouve une très grande baie, sur laquelle circulaient une myriade de petits bateaux à voile, des yoles, et des barques à rames taillées à même de troncs d’arbres. C’était comme tous les jours ici, des pêcheurs qui se rendaient à leurs bouées de pêche (faites de simples petites bouteilles de plastique) pour relever leurs casiers ou qui allaient étendre leurs filets de pêche sur des longueurs de près de 50 m. Il y a aussi dans cette immense baie quelques petits îlots qui sont occupés en permanence par des communautés de pêcheurs qui habitent dans des huttes de paille. Vous imaginez donc les paysages qui nous estomaquaient à chaque regard !

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En contournant les grands filets étendus juste à la surface de l’eau et les centaines de petites bouées de pêcheurs, nous sommes finalement arrivés au mouillage recommandé soit celui de Port Morgan à l’Île à Vache, aussi identifié : village Cacor (ou Kakoch s’il est dit en créole). Il s’agit d’une belle baie bien protégée, bordée par des petites maisonnettes sous de grands palmiers. Quand nous y sommes arrivés 3 autres voiliers y étaient ancrés dont 2 avec des pavillons français.

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L’ancre n’était pas jetée que déjà plusieurs petites barques (faites à même des troncs d’arbre) étaient accrochées à nos bords pour nous offrir milles et une choses; en fait, ils avaient presque tous la même chose à nous offrir : des mangues, des bananes ou des abricots géants ou d’autres qui voulaient nous accompagner pour des visites sur l’île ou faire des travaux sur notre bateau.  Sommairement tout ce qu’ils pouvaient offrir ou faire pour gagner quelques dollars.

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Comme le marché, qui se déroule 2 fois par semaine sur l’île, est demain, jeudi, nous avons prévu d’y aller avec un d’eux, Kiki. Donc jeudi matin vers 9h nous avons rejoins Kiki sur la plage, pour nous rendre, à la marche, au village nommé : Madame Bernard (probablement du nom d’une résidente connue) qui se situe à 6-7 kilomètres du mouillage en empruntant les différents sentiers, car il faut dire que sur cette île, il n’y a pas route, donc aucun moyen de transport motorisé !  Les résidants (environ 15 0000 à habiter cette île) se déplacent à pied ou à dos de cheval ou d’âne.

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Encore là, nous avons été des plus impressionnés par la vie de ces habitants qui résident dans de très petites maisons qui n’ont ni eau, ni électricité, seuls quelques uns ont des batteries avec des panneaux solaire ou une vieille génératrice.

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Mais chaque petite communauté est desservie par une petite école, les enfants ont donc la possibilité d’aller à l’école. Mais encore là il faut dire qu’en Haïti, les parents doivent payer pour envoyer leurs enfants à l’école, car l’État n’a pas rendu l’éducation gratuite.  Le coût, environ 50$/an, pour nous ne parait pas exorbitant, mais sachant qu’un travailleur moyen gagne environ 1$ par jour et que les familles comptent plusieurs enfants (4 à 10), il s’agit de frais importants pour eux. Ce montant est divisé par mois, et si pour un mois les parents ne peuvent pas payer pour l’école et bien l’enfant ne va pas à l’école pour ce mois, mais il peut y retourner le mois suivant si les parents peuvent donner le montant de ce nouveau mois.  Il peut donc y avoir plusieurs arrêts dans une année scolaire pour différents élèves d’une classe, ce qui limitent grandement la progression académique de l’élève.  Aussi dans une famille avec de nombreux enfants, un mois ça peut être l’un (ou quelques uns) qui va (vont) à l’école et l’autre mois c’est le(s) autre(s) enfant(s) !

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Le marché était des plus impressionnants, avec une centaine de petits étals faits de planches, de branches et de rameaux de palmiers.

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Certains offrant les fruits et légumes qu’ils retrouvent sur leur terrain ou qu’ils cultivent ou les animaux (volaille, porc) qu’ils élèvent. D’autres vendent des denrées de base, telles : farine, riz, haricots secs, … ou des oeufs. Et certains sont allés à la ville (sur le continent d’Haïti) pour acheter des articles (savons, …) qu’ils revendent, car il faut aussi dire qu’il n’y a aucun endroit spécifique sur l’île pour acheter des choses (aucun magasin) seulement le marché¸les lundi et jeudis.

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Nous avons aussi été visiter l’orphelinat implantée sur cette île, qui est tenue par une religieuse québécoise, Soeur Flora depuis 1977.

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L’endroit regroupe 68 enfants dont certains sont lourdement handicapés.

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Les subventions internationales qu’obtient l’orphelinat permettent d’avoir des bâtiments adéquats et un approvisionnement alimentaire pour subvenir aux besoins de ces attachants enfants. Charles et Thomas ont pu s’amuser avec quelques uns d’eux car certains étaient de retour de l’école, car une certaine proportion des orphelins sont inscris à l’école du village.

Dortoir des enfants et imaginez la sœur Flora dort par terre juste devant afin d’être proche en cas de besoin…et dire qu’on se plaint de nos matelas !!!!

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Tous les soirs, nos boys ont été jouer au soccer avec les petits résidants autour de notre baie d’ancrage.  Ces derniers étaient tellement contents d’avoir de nouveaux joueurs (des ti-blancs), qu’ils venaient chercher Charles et Thomas sur notre voilier avec leurs petites barques.

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A tous les soirs, nous allions les voir jouer, ce qui nous permettaient de rencontrer les gens locaux, et le lendemain, nous rapportions à l’un et à l’autre différents petits articles, tels des hameçons et du fil à pêche. Des choses qui n’ont vraiment pas une grande valeur pour nous et que nous avons en abondance, mais qui pour eux sont des articles qui aident grandement à faire vivre leur famille, dont ce père qui avait 12 enfants (il faut dire qu’il les avait eu avec 3 femmes différentes). 

Aussi, nous avons rencontré, un américain venu aider la communauté, via l’organisme canadien : Friends of Ile a Vache Haiti  pour débuter un programme d'aide en installant pour une cinquantaine de résidences des systèmes de traitement d’eau à base de plaques de céramique, fabriqués ici-même en Haïti. Il faut dire que cette personne de même quelques autres n’étaient pas venus ici par avion, mais ils étaient arrivés, voilà 3 semaines sur un voilier, ayant quitté la Georgie aux USA, complètement rempli de matériel qui avait été donné, entre autre une quantité impressionnante de voiles usagées, qui servent ici sur les yoles, au lieu des bâches ou des rideaux qu’ils utilisent actuellement en guise de voile sur plusieurs yoles. Vous pouvez en connaître davantage sur cette organisme sans but lucratif en consultant leur site internet : www.friendsofileavachehaiti.com

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Le jour suivant nous avions planifié aller visiter une de ces petites îles vues lors de notre arrivée dans la baie pour constater la vie d’une communauté de pêcheurs. 

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Accompagnés, d’un jeune de 15 ans nommé Castro, nous nous sommes rendus avec notre annexe sur l’île identifiée Peniscola, qui mesure environ 1 km2 (genre 30m par 30 m). Castro est alors allé discuter, en créole, avec le chef du village pour voir si on pouvait accéder.

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Ce dernier a accepté, nous avons donc  pu circuler au milieu de la vingtaine de huttes présentes, et visiter certaines d’entre elles.

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Intérieur d’une hutte (pas d’électricité et eau et imaginez dans la saison des pluies)

Chambre des ou plutôt du maître

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Garde-manger

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Le maître

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Coin salle à manger

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Pendant que les hommes de la communauté s’occupent des filets (préparation, réparation, …),

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et que les femmes préparent, sur des petits feux de charbon, la nourriture

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les enfants, probablement une vingtaine, nous suivaient pas à pas, et voulaient voir, sur notre caméra numérique, toutes les photos que l’on prenait d’eux.  Ils riaient tous de se voir sur ce petit écran, ils voulaient tous se faire poser !! 

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Nous avons été profondément touché par la vie de ce peuple toujours souriant, qui semble vraiment heureux.

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Quand nous avons quitté le village, le chef nous a dit que si nous avions des crayons et du papier, ils les prendraient volontiers, car comme il n’y a pas d’école pour les enfants de cette communauté, ils pourraient au moins les initier à l’écriture en ayant ces articles.  Évidemment, nous en avions amplement, nous sommes donc retournés sur Ukulu et nous avons fais plusieurs sacs de choses à leur donner : des vêtements que nous ne portons plus, des céréales, des craquelins, des cannes de conserves, en plus des livres, papier et crayons. Nous sommes retournés porter le tout, au chef du village afin qu’il les distribue aux membres de sa communauté, car nous ne voulions pas qu’ils se chamaillent pour des articles qu’ils aimeraient tous avoir, et ainsi créer de l’animosité dans la communauté !

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Comme nous voulions aussi voir la vie sur le “continent” haïtien, le troisième jour, Guy et moi sommes allés, avec notre accompagnateur Castro, dans la troisième plus grande ville de Haïti, nommée Les Cayes.

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Cette ville est située à environ 6-7 milles à l’ouest de l’Île à Vache, nous avons donc pris, pour le tarif de 125 gouds (c’est leur monnaie locale qui équivaut à environ 2$), le traversier-taxi, pour nous y rendre. Il s’agissait sommairement d’une barque en bois propulsée par un moteur hors-bord de 40 HP et avec 5 planches pour asseoir la vingtaine de passagers.  Même si le moteur s’arrête à quelques reprises, le valeureux capitaine le redémarre et personne ne semble préoccupée par la situation et les passagers continuent de jaser et de rire ! Et si la mer est agitée, et bien ils sortent une grande bâche, pour permettre aux passagers de se couvrir pour ne pas être mouillés de la tête aux pieds. Et, il y a toujours une cruche (en guise d’écope) disponible pour rejeter l’eau qui s’infiltre ! On est loin de notre règlementation canadienne : ceintures, …

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A notre arrivée, à la ville, comme il n’y a pas de quai, nous avons constaté que les gens débarquent pieds nus ou utilisent des porteurs (qui les prennent sur leur dos) qui sont là pour transborder pour 5 gouds (équivalant à 2 sous) chaque personne qui ne veut pas se mouiller les pieds, dans une eau un peu douteuse car il y a passablement de déchets sur la rive et aussi les petites résidences sur le bord de la mer ont dans la partie arrière de leur minuscule cour une “chiotte” qui donne directement dans la mer !

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Puis nous avons entrepris, notre visite de la ville en compagnie de Castro, qui nous a fait découvrir la ville où il a grandis.  Nous étions impressionnés par la précarité des résidences, mais surtout par les installations municipales qui sont déficientes :

  • des rues sur du sable-gravier créant des trous d’eau stagnante et une poussière omniprésente sur tout, laissant croire que la ville aurait été bombardée;
  • des égouts ouvertes longeant les rues ou entre les résidences;
  • des monticules de sable et roches sur les trottoirs;
  • aucune règlementation sur le stationnement;

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Y a eu aussi la gare maritime si on peut l’appeler ainsi car en fait y a pas de quai mais quelles animation et ambiance règnent sur place.

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Mais au moins, compte-tenu de l’épidémie de choléra qui a eu lieu récemment, la ville fournie l’eau aux résidants à partir de nombreux points de service dans la ville, ils viennent donc se ravitailler avec leur bidons.

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Pour le midi, nous sommes arrêtés dans un parc, car nous avions apporter un petit pique-nique, que Castro a été bien content de partager avec nous. Pour lui, notre salade de légumineuses était un goût nouveau, qu’il a adoré, car eux ils mangent du riz à tous les repas. Mais il faut dire qu’ils ne prennent que 2 repas par jour : le matin et le soir, et pendant la journée ils mangent des mangues et des bananes à volonté, elles poussent comme les pommes poussent chez-nous. Nous avons pu discuter avec lui de ces projets d’avenir, en fait il ne comprenait pas bien notre question au début, mais à force de discuter, nous avons compris qu’il n’a pas de projets d’avenir, car il n’y a pas de travail possible. Il est donc comme la majorité des haïtien(ne) s, il se satisfait du moment présent, car il ne connait pas autre chose, et il voit l’avenir pareil à aujourd’hui ! Nous croyons maintenant qu’ils se sentent pauvres seulement quand ils nous voient ! 

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Fait à noter, nous n’avons vu aucun mendiant en Haïti, probablement par dignité ils ne quémandent pas !

Ces 4 jours en Haïti, nous ont profondément marqués, et malgré la vie qu’ils vivent dans des conditions rudimentaires, ils sont heureux, et toujours souriants !  Toute une leçon de vie !

Voici quelques belles photos de gens heureux :

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La côte sud de la République

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Nos mouillages  en bleu et notre route en jaune

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Peu de voiliers québécois vont naviguer sur la côte sud de la République, nous souhaitons donc la faire découvrir afin que plus de navigateurs poursuivent leur route sur cette splendide côte.

Malgré les appréhensions connues, la routine des douanes d’entrée et de sortie de chaque endroit d’arrêt n’est pas si complexe et onéreuse car une fois que l’entrée initiale est faite (environ 180$), il n’y a en principe plus de frais à débourser (ni de tips) pour obtenir la sortie (le despacho) de la Guarda pour le prochain mouillage ou pour la sortie du pays.

La Guarda, toujours souriant et aimable :

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Notre douane d’entrée a été faite à la marina de Casa de Campo et, par la suite, il a été facile d’obtenir un despacho à chacun des endroits de notre route qui s’est poursuivie en direction ouest en faisant des distances de 40 miles pour Boca Chica, un 60 miles pour Las Salinas et finalement un autre 60 miles pour atteindre l’Isla Beata à la pointe sud-ouest du continent dominicain.

Chacune de nos routes se sont faites au portant d’environ 10-15 noeuds sur une mer plate compte-tenu que nous sommes toujours sous le vent de la côte, des navigations extraordinaires !

Doris au poste de surveillance                   Happy hour en route !

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Le secteur de Boca Chica est assez connu pour son tourisme, la marina Zar-Par s’y est nouvellement installé, et en plus des quais, il est possible de rester à une bouée de mooring pour 18$/jour. Dans les 2 cas, il est possible d’utiliser tous les services (buanderie, salle de TV, …) de la marina, et ils nous transportent (sans frais) au supermarché OLÉ, qui est un marché comme les connaissent les nord-américains.

Las Salinas est une grande baie très bien protégée, cernée par de belles grandes montagnes, qui malgré qu’elles semblent désertiques créent un très bel environnement avec son petit village.

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Mais notre arrêt préféré a été l’Isla Beata, il s’agit d’une île d’environ 30 km2, sur laquelle est installée un village typique de pêcheurs, des hommes et quelques familles y vivent pour des périodes d’environ 3 mois afin d’être près de leur lieu de pêche. 

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La presque totalité des bâtiments ne sont pas desservis par l’électricité (seulement le bâtiment de la Guarda), il s’agit en fait, dans notre langage, de cabanes avec très rudimentaires, comme le montre les photos.

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Superbe plage et eaux cristalline :

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Pêcheur préparant ses prises                            Poisson séché au soleil

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C’est aussi là que nous avons rencontré un cataraman de modèle Kon Tiki de 12 m , qui nous a bien impressionné par ces aménagements car les propriétaires un jeune couple originaire de l’Afrique du sud, Adrian et Lisa , nous ont invité pour un “happy hour” qui s’est finalisé par un souper pour partager leur plat de conches (vous savez les beaux coquillages roses qui ont un bruit de mer à l’intérieur s’appellent des conches)

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De plus, comme nous étions en soirée de pleine lune, nos boys voulaient faire du camping. Donc après avoir mangé, nos excellents hamburgers au poisson. Les boys se sont installés sur la plate-forme pour la nuit.

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Notre route s’est poursuivie vers Haitï avec une navigation de 120 miles pour atteindre Île à vache, à l’extrémité sud-ouest du continent haïtien. Ce fut une journée et une nuit de navigation avec un vent de 10 noeuds, et un décor des plus dépaysants à notre arrivée en Haïti, comme si on entrait dans un autre monde !!!

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Ukulu en quarantaine … suite et fin !

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Nous sommes heureux de vous aviser que l’équipage d’Ukulu a été transféré au centre de traitement anti-bactérien, identifié : BEACHES (complexe de SANDALS). On a pu prendre les photos que voici :

Vue de notre centre de détention !

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Ils ont isolé le capitaine dans un espèce de liquide chaud avec des bulles !

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Ici, c’est le test d’urine du capitaine, imaginer l’effort derrière ça :

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Ils ont fait boire aux plus jeunes des trucs gelés pour baisser les températures corporelles :

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Voici le centre d’épuration :

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Pour madame, ça été le traitement royal ! (c’est toujours les mêmes qui ont tout !) Remarquez qu’il n’y a personne à côté d’elle, hein !!!!

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Bon, j’imagine que je n’ai pas besoin d’en rajouter et que pour ceux qui se sont fait prendre, il aurait fallu regarder la date à laquelle on a mis notre avis soit le 1er avril et qu’est-ce qui a le premier avril… POISSON D’AVRIL !

Voici quelques commentaires reçus.  On n’a pas écrit les noms des auteurs de ces commentaires pour garder leurs anonymats.

CEUX QUI NE SE SONT PAS FAITS PRENDRE… CETTE ANNÉE ! (il faut dire que certains s’étaient faits prendre les 2 dernières années !! imaginez on leur écrivait en novembre et ils doutaient dès ce moment que c’était un poisson d’avril, ils étaient donc sur leurs aguets à chacun de nos courriels !!)

  • Toujours aussi imaginatifs les Ukuliens le 1er avril!!!!
    Il y aura certainement quelques poissons et se ne sera pas des Wahou!

  • Allo Guy !!! Cette fois-ci, tu ne m'auras pas ! Ils peuvent vous garder aussi longtemps qu'ils veulent en quarantaine, j'ai pas de pitié pour les Ukuliens...  d'avril... ;-)

  • À LA FAMILLE UKULU...J'espère, en ce qui me concerne, qu'ils garderont le capitaine du bateau Ukulu en quarantaine pour au moins du 2 au 9 avril au cas où nous le croiserions sur la mer des Caraïbes afin de s'assurer de ne pas attraper la peste du mensonge; maladie très grave de la langue qui peut se propager à toute la famille et par surcroit créer non pas à ses auteurs mais plutôt à ses amis auditeurs, une certaine souffrance par leur situation. Plus encore, j'interdis à Guy ainsi qu'aux membres de  la famille Carpentier (sa conjointe, ses descendants ou toute personne ayant été en contact avec cette famille dans les derniers jours et pouvant être influencé par eux)  de nous contacter aujourd'hui le 1er avril 2011.

CEUX QUI SE SONT FAIT PRENDRE :  Bienvenue dans le club des “April fish d’Ukulu “ !

  • Quelle histoire?  Donne moi des nouvelles.  Veulent-ils du fric?   Bonne chance.

  • Bonjour les Ukuliens, J’ai pris connaissance de votre dernier récit et j’en suis profondément peiné.  J’ai dès lors communiqué avec un de mes associés en Immigration qui a communiqué avec l’ambassade de Jamaïque à Ottawa pour discuter du problème de votre mise en quarantaine.  Mon associé m’indique que la personne de l’ambassade doit communiquer avec le service d’Immigration là-bas pour voir ce qui en retourne et tenter de vous sortir de là.  L’ambassade devrait communiquer avec mon collègue dès qu’il y aura des développements.  Si tu as des développements de ton côté laisses-moi savoir et j’informerai mon associé en conséquence.  On pense à vous!

  • Et bien mes amis quelle aventure!!! On est à fond avec vous.Justement, je voulais recontacter un client potentiel qui habite en Jamaïque;je ne retrouve pas ses coordonnées pour l'instant mais de mémoire,je crois qu'il s'appelle XYZ; il possède un château en Jamaïque et toujours de mémoire il serait le président de portland holdings, vous pouvez peut-être trouver sur le web je vais moi-meme chercher de mon coté je ne sais pas si cela peut vous aider, ce doit être un homme important, peut-être qu'il pourrait intervenir ou peut-être pouvez-vous mentionner son nom à vos tortionnaires...Bon je continue mes recherches, tenez-moi au courant et  BON COURAGE, pensez POSITIF.

  • Salut les ptits loups !!!! He ben alors! On déclare pas les escale maintenant???? He ben alors, c'est du jolie jolie tout sa :-) !!!!!! Non, je déconne! C'est vraiment pas cool! Ben au moins vous aurais eu des examens annuelles gratuits!!!! Et le bateau sera désinfecté! J'espère seulement que vous êtes dans des locaux sympa! Mais sa va vous retarder votre périple sa non? On pense a vous bien fort et on espère qu'il vous lâcherons de prison vite vite! Je ne dit plus riens, on ne sais jamais si on est pas espionner via internet!!!!! Nous on a un chien a bord!!! Ha ha ha. Gros bisous et bon courage a vous.

EN CONCLUSION :

Encore une fois, les Ukuliens ont bien ri lors de la composition de la blague et lors de le réception des commentaires. On espère n’avoir choqué personne, sinon et bien tant pis, dans la vie il faut bien prendre le temps de rire de temps en temps !

Vous avez sans doute deviné que l’on s’est encore une fois “invités” (pour ne pas dire infiltrés) au superbe “ressort” : Beaches ! L’an dernier aux Turks and Caïcos, nous avions osé profiter de 4 jours au “Beaches”, et cette année on s’est limité à une journée pour ne pas courir après notre malheur !

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Ukulu mit en quarantaine en Jamaïque

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Lorsque nous sommes arrivés en Jamaïque, des navigateurs nous avaient avisé de ne pas mentionner que nous avions fait escale en Haïti dû au cholera et la malaria.  On n’a donc pas déclaré notre escale car de toute façon notre dernier “despacho” (sortie officielle) venait de la République Dominicaine car en Haïti, ils n’en font pas.

Et comme on dit ça a passé comme dans le beurre !  Cependant, hier quand nous avons voulu demander notre “cruising permit” pour quitter San Antonio vers Ochos Rios, les customs ont, pour une raison encore obscure, regarder nos passeports pages par pages pour voir nos étampes.  Ils se sont alors aperçu que nous avions des étampes de Haïti et là ça déboulé en quelque minutes.

On nous a alors mis en quarantaine dans des locaux de Immigration tout près de la marina et Ukulu est resté à quai à la marina de San Antonio.

On nous explique que nous pourrions être porteurs d’une de ces maladies mentionnées ci-haut et qu’ils vont devoir aussi asperger Ukulu de produit  anti-viral.  Pour l’équipage d’Ukulu, ça sera toute une panoplie d’examen (prise de sang, test d’urine, etc) afin de déterminer si on a quelque chose sachant très bien qu’on n’a rien mais nous n’avons pas d’autre choix que de collaborer.  On nous a dit que la durée de ces procédures était indéterminée et que nous devrions être patients.

Pour le moment, on nous a mis dans un local avec un peu de service comme toilette, cuisine, tv et nous avons accès à du Wifi mais on ne peut sortir

On vous tiendra au courant de notre évolution dès que nous en saurons davantage et entre temps ne vous gêner pas pour nous envoyer vos commentaires afin de remonter le moral des troupes d’Ukulu qui est bien bas en ce moment !

Hasta Luego los amigos del Ukulu


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Ukulu et la regatta !!!

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Ukulu toute voile dehors durant la regetta !

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Quel weekend extraordinaire que nous avons vécu lors de la Régata de la Casa de Campo !  Comme c’était tous à notre première expérience en course, pas besoin de vous dire qu’on avait pas mal d’interrogations pour les procédures de départ, un gros merci à Philippe de nous avoir “coaché” la veille du départ.

Il y  a eu tout d’abord la rencontre des skipper qui avait lieu dans le somptueux Yacht Club de la marina, encore là pas besoin de vous dire que l’on n’a rien compris car toute les informations étaient en espagnol, mais bon on a fini par en saisir des petits bouts. 

Casa de Campo regatta 006web

On alors eu la remise à chaque équipage des chandails, casquettes, sac-glacière, une caisse de bière locale, une caisse de liqueur, une caisse d’eau et des Gatorade.  Puis à tous les matins avant chaque départ de course, nous pouvions aller se chercher une caisse de bière, eau et jus; Ukulu ne manquera pas de liquide pour le mois à venir.

Les fameuses bouées que le comité-organisateur doit installer sur l’eau pour former un parcours :

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Ukulu avait le numéro 14

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Pour la course de vendredi, le départ avait lieu vers 14h00 et devions sortir vers 13h00, jusqu’à là ça va, mais comme on ne connait rien au système de drapeaux de départ, je vous jure que la gang d’Ukulu faisait le mouton et suivait les autres bateaux sans savoir ce qui se passait.  En prime, on aura eu droit à un faux départ de la première classe car le vent avait changé et le comité devait maintenant changer les bouées du parcours.  On tournera donc en rond durant 1 heure avant d’avoir la vraie procédure de notre course et comme tout se transmettait à la VHF en espagnol, Ukulu est dans le néant.  Mais bon, on finit par comprendre que les drapeaux de départ n’étaient pas dans un dinghy près de la ligne de départ mais bien sur un catamaran plus loin ! À partir de ce moment-là, on a saisi le déroulement un peu plus et avons finalement pris le départ…. Les derniers à franchir la ligne bien sûr car on ne voulait pas nuire à ceux qui sont venus ici pour gagner.

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Vous aurez bien compris que notre objectif n’était pas de finir le podium mais de pas couler les autres bateaux en plastique car évidemment nous étions le seul bateau en acier et on vient de rajouter une nouvelle règle de priorité soit : l’acier a priorité sur tout !

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Finalement, on finira 5e sur 7 et en somme, tous bien heureux surtout d’avoir fait le bon parcours (environ 3 milles, l’allée en remontant le vent et le retour au vent portant) et ne pas se faire disqualifier.  La seul ambigüité a été à la fin de la course, on pensait qu’on devait faire 2 fois le parcours et vous auriez dû nous voir faire des virements devant le comité pour aller reprendre la bouée de départ alors que les autres s’en retournaient aisément à la marina, on a bien rit !

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Pour la course de samedi, ce fût de beaucoup plus facile car nous connaissions un peu plus les procédures et cette fois-ci c’était pas un parcours avec des bouées à contourner mais le tour de l’ile de la Ilsa Catalina, comme nous y étions allé la semaine dernière nous la connaissions. Le vent a fait défaut en début mais on a finit avec un super vent de 20-25 kn au près serré, ce qui a donné une finale plutôt musclée.  Ukulu a fait la troisième place sur 7, nous en sommes très, très fiers.

Pour dimanche, le fait cocasse a été qu’après avoir finit la première course, Ukulu rentrait tranquillement à la marina et après quelques milles, on s’était bien aperçu que tous¸s les autres bateaux restaient près de la bouée de départ car en fait, il avait une deuxième course !  Pas besoin de vous dire qu’on a empanné à tout allure et remonté au peloton de départ et sommes arrivés à quelques secondes du coup de départ et nous avons alors fait notre meilleur départ, comme quoi les choses non-planifiées donnent de bons résultats.  On a finit 5e pour ces 2 courses avec un bon vent  et de bonnes conditions de navigation.

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David contre Goliath !

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Après chaque course, nous avions un cocktail et remise de prix avec boissons à volonté ou liqueurs ainsi que des petits hors d’œuvre.

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À chacun son happy hour !

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Nous avions aussi les déjeuners inclus le matin avec croissants et petits pains au chocolat au grand plaisir des boys et de nous aussi…ça faisait changement de nos déjeuners conventionnels.

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Somme toute, les Ukuliens ont adoré cette expérience et les boys ont pu voir que parfois la navigation demande plus de rapidité et de coordination entre l’équipage et surtout de savoir le langage marin lors des virements de bord ou encore lors des tangonnages car faut dire qu’en navigation on n’est pas trop actif de ce côté-là, on peut être 2 jours sur le même tack sans toucher aux voiles alors qu’en course on ajuste continuellement afin de maximiser le rendement et je dois vous dire qu’on a poussé Ukulu comme on ne l’avait jamais fait et selon les dires de nos amis (Philippes et Jackie) notre “antifouling” est impeccable comme le montre ces quelques photos (un gros merci à Caroline du bateau Bohemia qui a saisi ces superbes photos et aussi un gros merci à Jackie du bateau Yaya qui a fait ce magnifique film sur Ukulu)

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Tangonné en ciseau

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les boys en action :

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Une équipe heureuse d’avoir fait ces courses même si on n’a pas monté sur le podium!

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Prends pas ça de même Doris, y en aura d’autres courses (merci à Jean-Pierre du bateau Bohemia pour cette superbe photo de Doris)

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Le film :un gros merci a Jackie du bateau Yaya pour avoir fait ce petit film XXX

Les vidéos de Charles :


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Traversée du Mona passage et arrivée en République

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2011-03-06 19-55-48

Afin de réaliser le Passage Mona qui se situe entre Puerto Rico et la République Dominicaine d’une longueur d’un peu moins de 100 miles, nous avions atteint le mouillage de Boqueron à la pointe ouest de Puerto Rico, que l’on connaissait pour y être venu l’an dernier.  Ainsi on savait que nous pouvions quitter cet endroit de nuit, car nous voulions quitter vers 3hAM pour pouvoir réaliser le passage pendant la journée et ainsi arriver sur la côte sud de la République avant la tombée de la nuit qui se fait toujours vers 18h30.

Malgré le vent annoncé de 20 noeuds, nous avons dû faire la première partie de la traversée en majorité au moteur car les vents étaient bien de l’est mais de moins de 10 noeuds seulement dans une mer assez formée. Mais au midi alors que nous avions atteint l’île Mona, soit un peu avant la moitié du parcours, le vent s’est bien établit à 18-20 kn de l’arrière ce qui nous a permis de filer à 7-8 kn malgré les creux de vagues de 4-5 m.  Nous avons donc contourner la pointe sud-est de la République qui est l’île Saona, pour aller s’ancrer à son ouest juste avant la tombée de la nuit ! On était persuadé qu’il n’y aurait aucun autre voilier, finalement 5 autres voiliers étaient ancrés devant la plage de ce parc national. Il y aura peut-être plus de navigateurs que l’on pense sur notre route le long de la côte sud de la République.

Le lendemain au lever du soleil, nous avons repris notre route pour atteindre la marina de Casa de Campo, pour pouvoir y faire nos douanes d’entrée en République.  Malgré la quantité de personnes (près de 10) qui doivent passer à bord (à bord, il faut le dire vite car souvent ils ne mettent les pieds que dans le cockpit !) pour nous donner les autorisations de naviguer dans leur pays, nos douanes étaient terminés au midi.

Nous avons donc pris l’après-midi, pour aller visiter une partie de cet immense complexe appelé Casa de Campo, il s’agit d’un complexe de résidences luxueuses avec les services connexes.

Rep Dom Casa et Balybe 001  Rep Dom Casa et Balybe 006

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La Casa de Campo compte en plus un secteur historique appelé Altos de Chavon qui est un village de style italien du XVIe siècle, où a été reproduis la mythique fontaine de Trévi (celle delle de la Dolce Vita) de même qu’un amphithéâtre romain de 5000 places. Le tout est le long de la rivière Chavon. Le résultat est étonnamment réaliste, comme en témoignent ces photos.

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Les vidéos :


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Les Ukuliens retournent à Ponce et Guilligan Island (PR)

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Culebrita to Ponce

En quittant Culebrita, nous avons fait une navigation d’une trentaine de milles pour rejoindre la pointe Est de l’île de Puerto Rico, nous avons mouillé derrière la petite île Santiago (aussi appelé île aux singes, car une colonie de singes y a été établie) quelques uns restaient car au matin on entendait des cris provenant de cette île inhabitée.

La distance entre la pointe Est de l’île de Puerto Rico et le port de Ponce est d’environ 60 milles (un peu plus de la moitié de l’île), compte-tenu du vent arrière qu’il y avait, environ 15 noeuds de l’Est, nous avons effectué la distance en moins de 10 heures, avec un voilier hyper-stable après que l’on lui ait installé le tangon, une merveilleuse navigation, comme sur un tapis roulant, avec aucune goutte d’eau pour mouiller le pont malgré la vague (qui venait de l’arrière) !

Dès les premières heures de la journée, nous avons constaté que les poissons avaient faim, car 3 se sont accrochés à notre ligne en moins d’une heure, de quoi bien réveiller toute la familia (!) (on pratique notre espagnol, car ici à Puerto Rico, tout est en espagnol) pour faire les manoeuvres. Parmi ceux-ci, il y en a un que nous n’avons pas réussi à ramener car il s’est décroché, un autre était un barracuda, que l’on a rejeté à la mer et l’autre était un bon cero de 6-7 lbs, qui a évidemment fini dans nos assiettes !

Culebra 032web

photo de Guy avec cero

Une grande baie bien protégée juste l’est de l’entrée du port de Ponce a été notre lieu de mouillage pour terminer notre journée, car nous n’étions pas certains de trouver un lieu d’ancrage près de la marina puisque l’endroit est restreint.  Nous y sommes entrés le lendemain matin, pour y rencontrer 4 autres voiliers (Prana, Sweet Madame Blue, Monelisa et L’Albatros) québécois qui naviguent en direction Est. L’an dernier, nous étions arrêtés à la marina de Ponce mais comme nous avions des gens à rencontrer un peu plus loin sur notre route, nous avions poursuivis la route après nos pleins (eau et diesel). On s’était bien promis d’y revenir cette année car les boys avaient bien remarqué les paniers de basketball, la piscine et on voulait visiter la ville. Guy était venu à Ponce, lors d’un convoyage voilà plus de 10 ans, et il se souvenait que l’architecture de la ville de Ponce était très belle, nous voulions donc aller voir le tout. 

Compte-tenu que le centre-ville n’est pas près de la mer, nous nous sommes rendus avec notre annexe à un petit quai dans le fond de la baie de Ponce et avons marché, environ 3-4 km, pour se rendre dans le Vieux Ponce. Effectivement l’architecture, de style victorien, est très belle. 

photos de Ponce

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Puisque, nous sommes sur une terre américaine (USA), les bannières connues se voient partout au plus grand plaisir de nos boys qui démontrent un fort penchant pour aller diner à un resto fast-food connu, le choix s’arrête donc sur Burger King, à les entendre s’extasier, je crois que leurs papilles avaient oublié ce goût ! Nous continuons notre marche (visite de la ville) en direction ouest et nous atteignons finalement le Walmart, encore là, à la plus grande joie de nos boys qui déambulent dans les différents rayons, comme si ça faisait des années qu’ils n’avaient pas été dans un centre commercial avec autant de choix !

Après environ 14 km de marche pour notre journée, nous revenons au quai avec les jambes très molles et les pieds très sales !! Personne ne s’est fait prier pour aller au lit le soir, imaginez notre Charles a été le premier à se coucher, je crois que c’était même avant 8h30 (incroyable !!)

Le lendemain, après notre routine de l’école, nous retournons en ville pour encore quelques petits achats car nous savons que pour les mois à venir il y aura peu de points de ravitaillement pour des articles que nous connaissons et à des prix comme sur le continent américain. Mais aussi pour un autre diner au resto (c’est la maman qui est en vacances ces jours-là !!) car nous sommes tous incapables de résister à un repas au  Ponderosa, une chaîne américaine qui offre des buffets de déjeuners, de salades de fruits et légumes et de crème glacée. Encore là, les papilles sont en extase, et nos bedons sont bien, bien ronds !!

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Après 3 jours à Ponce, nous reprenons notre route pour aussi retourner à Guilligan Island, à environ 15 milles à l’ouest. C’est un autre endroit que nous voulions retourner, puisque l’an dernier nous avions beaucoup aimé les sentiers aquatiques du mangrove pour y nager et y faire du kayak dans les eaux limpides. Nous y passerons 2 jours car nous devons poursuivre notre route vers la République Dominicaine pour d’autres aventures et rencontres qui sont prévues la semaine prochaine (vous ne vous souvenez pas ce qu’il y a le 2 mars ???, non ce n’est pas que nous sommes le jour de la marmotte ou à un mois avant le poisson d’avril !)?, c’est … à suivre !!!!


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Un “brain storming” positif pour les Ukuluiens

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Disons qu’on avait besoin de prendre du temps pour recharger les batteries, pas de celles d’Ukulu mais celles des parents et des enfants qui étaient bien basses. Il faut dire que depuis notre départ, on ne l’a pas toujours eu facile avec tous les travaux, les parents avaient accumulé de la fatigue. Les boys avaient aussi besoin de refaire le plein car depuis quelques semaines disons que leurs motivations n’étaient pas au sommet, autant pour l’école que pour la vie à bord. Dans notre langage de navigateurs, on avait besoin de confirmer le cap (les objectifs) pour rendre le bateau (la vie à bord) plus confortable !

On a donc commencé par un bon et motivant “brain storming” en indiquant les nouvelles règles et nouveaux objectifs.  Ça semble avoir fait effet car dès le lendemain, Charles a viré bout pour bout et est devenu celui qu’on connaissait, soit enjoué, serviable et motivé. Comme le grand est devenu cette perle rare, et bien le plus jeune a subis son influence et a pris le même cap que son grand frère avec résultat que nous naviguons au portant ! On a aussi décidé de prendre ça plus relax et de rallonger nos escales afin de plus en profiter.  Pour faire une comparaison, disons c’est comme aller sur l’autoroute et rouler à 120-140 km, on n’a pas le temps de voir le paysage et de prendre les sorties pour aller visiter les petites villages.

C’est ainsi que nous avons pu découvrir que la petite baie qui nous semblait anodine à notre première visite, est devenue un petit paradis pour nous tous.  À quelques pas du bateau, on avait accès : une belle plage, aux douches et toilettes publiques très propres, à internet Wifi à bord du bateau, à une piscine (du Best Western) et on a même trouvé un petit club vidéo et pour couronner le tout un Domino’s Pizza où nous sommes aller à pied chercher 2 pizzas un soir.

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Les boys ont même repris goût à faire de la petite voile sur le Walker Bay :st john suit et fin 004web 

et aussi à faire de la natation.  Presqu’à toutes les après-midis, nous plongions du bateau pour nager jusqu’à la plage et aller faire quelques longueurs à la piscine en eau douce.  Charles et Thomas sont d’excellents nageurs, les voici en action :

Même la concentration pour l’école est maintenant au rendez-vous !

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J’ai même pu recommencer à faire du jogging que j’avais abandonné dû à un problème de genou, il y a plus de 12 ans. Quel bonheur d’avoir pu renouer avec cette activité qui m’a toujours plu car pour une certaine période de temps, tu es seul et tu as le temps pour réfléchir à la vie et des projets.

Et pour couronner le tout, en allant pêcher la langouste (5 aux totale), Thomas a aperçu sur les récifs un matelas flottant que l’on voulait justement, mais vu son prix exorbitant on avait oublié l’idée d’en acheter un.  Alors imaginez qui a fait l’essai en premier ……? le capitaine !!

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On a eu aussi eu le temps de finir d’installer le fameux déssalinateur et depuis 3 jours, on peut enfin produire notre propre eau et la boire.

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ça juste été drôle car la première fois qu’on a fait le test, on avait rempli 2 verres avec de l’eau salée et on a demandé aux boys de faire l’essai de notre première cuvée d’eau potable.  Pas besoin de vous dire qu’on a eu droit à des grimaces, mais on a bien ri !

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On trouve tous incroyable le fait de pouvoir transformer en 2 minutes une eau salée présente sous le bateau en une eau potable et je vous jure que l’eau est bonne en ‘’titi’’.  On a  acheté un petit appareil pour vérifier la qualité d’eau et on a testé les concentrations en sel sur l’eau d’une bouteille embouteillée, on avait alors une lecture de 197 ppm et sur notre eau, on a une lecture de 194 ppm donc cet appareil nous permet de toujours vérifier la qualité de l’eau.  

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Voilà donc Ukulu autonome de tout….ou presque et qui sait peut être qu’on va trouver une formule pour transformer cette eau salée, pas en eau douce, mais en beer…vous imaginez la fortune qui nous attends … ou bien les ivrognes qui suivraient Ukulu !


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De la visite sur Ukulu pour découvrir les Iles Vierges

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La tournée

Comme par les années passées, grand-maman Rosie est venue nous visiter, et encore une fois nous avons réussi à garder la surprise à nos boys !  Ils ont été très contents de la voir entrer dans l’aéroport de St-Thomas, et de revenir avec elle à notre voilier qui était ancré dans la baie de Lindbergh à moins de 5 minutes à pied de l’aéroport. Et comme ils avaient beaucoup de choses à raconter notre soirée du 1er février a été fort occupée.

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Dès le lendemain après le midi, nous avons levé l’ancre pour débuter notre tournée des Îles Vierges. Nous n’avions pas fait un mille que déjà notre ligne à pêche s’est défilée, et à notre plus grand plaisir, nous avons sorti un beau cero (famille des maquereaux) d’un peu plus de 7 lbs, cette sorte de poissons a toujours été notre préférée. 

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Et croyez-le ou non, moins d’une heure après la ligne des boys (car Guy a une nouvelle ligne et l’ancienne est maintenant aux boys) a aussi attrapé un autre cero, mais un peu plus petit, nous en aurons donc pour 2 soupers.  Ça commence bien les vacances et Thomas dit que grand-maman nous porte chance  !!

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Nous avons choisi de contourner île de St-Thomas par sa pointe ouest pour pouvoir se rendre à la Baie de Mangens du côté nord de l’île, qui à notre grande surprise n’était occupée que par un seul voilier d’un résident.  Difficile de comprendre qu’une aussi belle et grande baie, bien protégée, ne soit pas visitée par les nombreux voiliers naviguant dans les Îles Vierges.  Tant pis pour eux, car somme toute ce fut un de nos plus beaux ancrages de toutes les Vierges, et la plage d’une mille de long est superbe, on comprend maintenant pourquoi, ils disent que c’est une des 10 plus belles au monde (on se méfie des fois de ces publicités !!)

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Le lendemain, nous avons passé l’avant-midi complet à la plage, et y avons cassé la croûte (de pizza !) au petit snack bar.

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La plage en photos :

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Puis nous avons lever l’ancre pour terminer notre route autour de St-Thomas, pour se rendre à l’île voisine de St-John (l’autre île vierge américaine).  Pour la nuit, nous avons pris un mooring (bouée d’ancrage) dans la baie de Caneel, qui est gérée en tant que “park” national américain.

Comme nous allions quitter les îles américaines, nous croyions qu’il fallait faire nos “out”. Nous sommes donc retournés à Cruz Bay, le douanier nous alors dit que nous n’avions pas à les faire, nous avons donc profité de l’occasion pour faire une tournée dans ce petit village touristique, et évidemment, Charles qui était avec sa grand-mère était bien content de revenir avec un nouveau “chandail à capuche”, et Thomas avec sa casquette de capitaine .

Cruz Bay

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Vers 14h, nous avons relevé l’ancre pour se diriger vers la baie de Sopers Hole qui est à la pointe ouest de Île de Tortola, pour aller y faire nos douanes d’entrée aux îles vierges britaniques.  Nous y avons passé la nuit, après un souper de couscous avec merguez au BBQ et quelques parties de cartes.

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Les alizés ne nous aident pas à remonter toutes les îles mais nous le faisons quand même car nous tenons à aller visiter la dernière île : Virgin Gorda, pour voir le superbe site identifié : The Baths. Donc pour poursuivre notre route, nos “tirons des bords” parmi les grains à plus de 25 kn parfois causant embrun mais aucun cri de grand-maman Rosie.

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Ukulu sous les grains :

Croisons un superbe 3 mats sous voile

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Nous faisons un arrêt, au mouillage The Bight, à Norman Island, pour visiter des “caves” (grottes). 

Grand-maman Rosie mets son kit de snorkeling pour les grottes

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Nous n’y restons que quelques heures puis nous dirigeons vers l’île suivante : Peter Island.  Comme le seul mouillage protégé des vents d’Est a une profondeur moyenne de 50 pieds d’eau, il n’y a que quelques voiliers de voyage qui y sont ancrés, ce que nous préférons comparativement à la cinquantaine de bateaux de location  vus dans l’ancrage de Norman, un peu plus tôt !  Compte-tenu des 65 pieds que l’on voit sur notre profondimètre, nous avons déroulé nos 350 pieds de chaîne, difficile de croire que nous tenons bien surtout avec les vents d’une bonne vingtaine de noeuds qui se poursuivront toute la nuit. On est bien content d’apprendre que l’on peut s’ancrer dans ces profondeurs !

Notre route du lendemain, encore au près serré à tirer des bords, nous amène finalement à Virgin Gorda, encore 8-10 milles de distance qui nous prennent environ 3 heures.  Malgré la gîte, nous ne traumatisons pas grand-maman,

Ukulu sous voile

 

 BVI 066web et Charles nous démontre encore sa grande facilité à barrer, il anticipe bien les mouvements du bateau, et il sait bien tenir la barre pour que les voiles ne fasseyent pas !

en vidéo :

Comme nous voulons aller aux Baths dès le lendemain matin, nous allons nous ancrés, à un mille de là, soit devant le village de Spanish Town.  Nous allons faire une petite tournée à terre.  Et le lendemain à la première heure nous nous dirigeons vers The Baths pour être certains d'avoir une bouée d’ancrage, car il semble qu’elles sont vites prises en chaque début de journée.  Effectivement, nous y sommes avant 9h et prenons la dernière de la vingtaine de bouées disponibles.  Nous nous rendons aussitôt sur la plage pour débuter notre visite du bout de l’île qui est constituée de gros rochers de granite qui sont superposés créant des zones, plus ou moins grandes, où l’eau de mer s’infiltre.  L’endroit est magnifique et les boys sont bien contents de pouvoir se cacher et d’escalader ces gros rochers arrondis par le ressac de la mer !

The Baths en photo et vidéo :

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Les caves en vidéo ;

Nous revenons sur Ukulu pour le dîner, puis nous partons aussitôt pour reprendre notre route de retour, mais nos navigations seront plus “smooths” car nous aurons des vents portants, on a donc fait plus de 18 milles en moins de 3 heures.  Même si grand-maman ne comprend pas l’utilisation de tous les cordages, elle comprend que la direction du vent fait toute une différence !

Nous passons par le côté nord de l’île de Tortola pour se rendre à l’île Jost Van Dyke, notre dernière île britanique à visiter. Ainsi, nous nous ancrons à Great Harbour, en fin de journée et allons y faire une petite promenade pour voir ce petit village qui est très typique d’une petite communauté paisible. En soirée, un voilier vient s’ancrer près de nous, rien à voir avec ce que l’on est habitué de voir dans nos ancrages; il s’agit d’un bateau de croisière avec 4 mâts, ce qui peu commun.

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Le lendemain nous retournons du côté américain avec un arrêt à la magnifique plage de Trunk Beach sur le côté nord de l’île St-John, on avait aussi lu qu’il s’agissait d’une des plus belles plages des Îles Vierges et effectivement nous n’avions pas vu d’aussi belle eau turquoise depuis nos arrêts aux Bahamas. 

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A cette plage, autour d’un îlot de roches présent naturellement au centre, ils ont organisé un petit sentier aquatique (aquatic trail) permettant d’identifier les fonds (type de coraux) et les poissons visibles, c’est très bien fait !

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En vidéo :

Nous passerons la nuit à cette ancrage, le souper s’étire sous les rires de tous et chacun, mais peut-être que ce sont nos verres de vin qui s’étirent et qui nous font rire jusqu’à 23h, ce qui est vraiment tard dans notre vie de marins !!  Le lendemain, incapables de quitter l’endroit, le soleil rendant l’eau de la plage plus belle qu’une piscine, nous y retournons après les travaux scolaires.

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Puis après le midi nous nous dirigeons vers Charlotte Amalie sur St-Thomas, la plus grosse ville des Îles Vierges.  Nous avions prévus au moins une journée avec grand-maman pour visiter cette ville, l’endroit est très populaire pour les bateaux de croisière, il y a donc beaucoup de choses à voir.  Tel que promis, nous faisons un souper au resto, comme il n’y a plus de bateaux de croisière en soirée, plusieurs endroits sont fermés, nous choisissons le GreenHouse, le choix a été excellent car tous ont raffolé du plat qu’ils ont choisis.

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Tellement que nous avons décidé d’y retourner le soir suivant, après la journée complète de magasinage de la dame et de ces acolytes : Charles, son traducteur et Thomas, son garde-du-corps.

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Thomas a été promu capitaine de bateau….

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Le lendemain, malgré qu’elle partait très tôt, les boys se sont levés pour aller reconduire grand-maman Rosie à l’aéroport et lui souhaiter bon retour dans la neige !!!

Quelques autres bons moments avec grand-maman Rosie :

Charles qui joue une sérénade sur le pont

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Charles qui donne une ‘’râclée’’ au domino à sa grand mère

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Grande conversation sur le pont avec Thomas et grand-maman Rosie

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Ukulu sort enfin du lagon après 3 mois de travaux …. forcés !!!!

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Enfin Ukulu va sortir du lagon mardi pour entreprendre sa route vers Cuba.  Finalement, les travaux auront duré presque 3 mois jour pour jour dont 2 mois avec toute la famille.  Chapeau à nos boys d’avoir enduré le chantier dans lequel ils ont vécu durant ses 2 mois et surtout de ne pas avoir profiter des plages et autres activités.  Et aussi à Doris de m’avoir secondé durant tous ces travaux. Il est temps de larguer les amarres vers d’autres horizons.

Nous aurions pu partir y a plus d’un mois mais on a eu une ‘’bad news’’ quand on a mis le bateau l’eau (vers le début de décembre), car une fois rendu au mooring, j’ai vérifié le niveau de l’huile et à ma grande surprise, le niveau avait doublé !  J’ai donc fais une vidange d’huile pour réaliser que de l’eau avait monté dans le moteur. Ce qui était fort probablement arrivé en mai dernier et durant tout son entreposage a endommagé pas mal l’intérieur du moteur. 

On a donc dû sortir le moteur avec un mécano très sympathique, Thierry, mais surtout compétent afin de faire remonter le tout. 

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On a eu recours à une grue pour sortir le moteur et en 3 heures le moteur était rendu à l’atelier. Comme nous étions dans la période des Fêtes, les pièces ont pris plus de temps à arriver et dès leur réception, toutes les valves, tous les ‘’seals’’ et aussi le turbo ont été changées, mais heureusement aucune bielle tordue ou de cylindre endommagé. Puis le moteur a été remonté en 3 heures.

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Maintenant, on a un moteur neuf et qui fonctionne à merveille.  La cause est en fait 2 trucs:

1) Lors du remisage en mai, pour dessaler le moteur, au lieu de déconnecter mon tuyau d’arrivée d’eau au passe-coque et y faire circuler de l’eau à partir d’une chaudière, j’avais mis le tuyau d’arrosage directement dans le filtre créant ainsi une inversion de pression.  Donc la ‘’sea water pump’’ fonctionnait en sens inverse au lieu d’être en succion elle a été en pression et le ‘’seal’’ d’huile a sauté et l’eau a pu pénétrer dans la panne à l’huile; et

2) L’autre bug, aussi survenu à la fin d’avril lors d’une navigation avec de fortes vagues arrières, a été notre anti-siphon qui était pas assez haut et a fait le contraire de ce qui aurait dû en laissant passer de l’eau lorsque le moteur a été en arrêt et ainsi est allé dans les cylindres, pas beaucoup mais juste assez pour faire le dégât qu’on peut voir sur cette photo.

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Conclusions à ceux qui ont des bateaux, NE JAMAIS, AU GRAND JAMAIS, METTRE LE TUYAU D’EAU DOUCE DANS LE FILTRE MAIS DE BIEN DÉCONNECTER AU PASSE-COQUE. Et bien vérifier les normes de votre moteur pour voir la hauteur exigée pour l’anti-siphon.  Bref, on a encore appris pas mal de chose… mais disons que ça coûte cher d’apprendre de cette façon ! Mais d’un autre côté, on a été chanceux que cela nous arrive ici car ça aurait été une autre histoire si cela nous serait arrivé à Cuba.

Durant le reste des 2 mois, on a complété encore pas mal de trucs et disons que Doris et moi y avons donné le max afin de mettre le bateau le plus ‘’ready’’ possible car ici on a accès à toutes les pièces et un bon service.

Voici une liste sommaire de ce que nous avons fait :

  • Défaire le bas-étai (trinquette) et l’enrouleur pour faire faire un nouvel étai et ridoirs;
  • Installer 2 nouveaux embouts sur le tangon;
  • Installer des ailettes sur le hors-bord qui permet de déjauger rapidement et ça marche;
  • Installer les 2 cadres pour le contour des nouveaux ‘’hatchs’’ dans les chambres arrières;
  • Fabriquer un taud de soleil pour rallonger temporairement le bimini;
  • Fabriquer de panneaux latéraux et arrière pour bloquer le soleil;
  • Installer 4 supports pour nos lignes à pêches
  • Peinturer la chambre de moteur et changer les boulons des supports;
  • Intégration du téléphone Iridium avec Windows Vista et 7 pour prendre des emails;
  • Installer le logiciel Max Sea avec Vista et Seven;
  • Connecter le baromètre en 12 volts continu;
  • Beaucoup de rangement autant intérieur qu’extérieur

Comme vous le constater bien, sur un bateau on doit prendre souvent le rôle du mécano :

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de l’électricien :

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et bien d autres. 

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En prime, je me suis fait une entorse lombaire qui m’a cloué au lit durant 4 jours, cet arrêt m’aura permis de mettre à jour certains dossiers informatiques qui avaient pris du retard. On a même pu faire la rencontre de Noël un kinothérapeute à la retraite qui offre gentiment ses services à la communauté de marins.

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Nous allons donc quitter le lagon avec le sentiment d’avoir donné tout ce que nous pouvions pour qu’Ukulu puisse nous faire profiter des 3 mois qui nous reste… on espère troquer les outils pour la ‘’slig’’ et les lignes à pêche afin de se gaver de langoustes et poissons qui nous manque !

Donc les prochains récits devraient être moins techniques mais plus touristiques !

Je dois avouer que ce fût un très beau travail d’équipe car tous ont pu apporter leurs expériences à leurs façons et faire en sorte qu’Ukulu est maintenant prêt pour les prochains mois de navigation et saura sûrement nous rendre heureux … du moins on espère bien !  Pour vivre les 4, parfois dans des conditions de chantier, tous ont dû s’ajuster pour que ça se passe bien.  Malgré tout, les boys ont continué, quelques heures par jour, tous les jours, leurs travaux scolaires. Disons que ça c’est mieux passé que nous l’aurions espéré !


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Infidèlité et gastronomie ne riment pas mais vont de pair… pour un week-end !

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Bien oui, pour une deuxième fois, on a laissé Ukulu seul sur son mooring pour 3 jours de voile sur Sanctuary.  Si ça continu, on va finir par changer de bateau !

Voici l’allure de notre maitresse du week-end !

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Comme Sanctuary était libre 3 jours et que nous sommes encore en attente de pièce de moteur et bien on a profité de cette occasion pour faire sortir nos 2 p’tits pitoux pour qui puissent aller courir et nager !!

On a donc pris la levée du pont de 14h30 pour sortir du lagon et nous avons naviguer sous génois jusqu'à Grande Case soit une grosse navigation de 2 mn….riez pas, il faut bien se réadapter après 2 mois dans le lagon.

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Grande Case est pour nous un endroit que l’on aime bien car le petit village est très sympathique et on y mange les meilleurs ribs en ville et à prix imbattable.  Imaginez dans les Antilles payer 4$ pour des ribs cuits sur un BBQ et la beer à 1.50 $ alors McDo est mieux de ne pas venir içi car il va faire faillite. 

Mais avant  d’aller se bourrer la bédaine, pas besoin de vous dire que l’on a pas du convaincre les boys de sauter à l’eau !  En 2 secondes, Thomas et Charles avaient déjà sauté.  Faut dire qu’ils étaient impatients d’aller essayer leurs nouveaux kits de snorkeling car on s’est bien rendu compte que les boys avaient grandis et que leur kit de l’an passé ne faisaient plus.

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Après la baignade, on est allé manger chez Lolo,

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en fait je devrais dire s’empiffrer de bouffe plus ou moins santé mais bon une fois par 2 mois…

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N’aller pas croire que Charles a mangé seul tous ces ribs, disons que daddy l’a pas mal aidé !

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Après cette bouffe, quoi de mieux pour faire passer le tout , que de manger de la crème glacée.

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Psssss… Thomas, c’est pas là la toilette publique !

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Le lendemain, tenez-vous bien on a fait une grosse navigation de 7 mn sans escale… ça promet ! 

On a eu du bon vent avec des pointes dans les 20-25 n et ce fût une belle promenade à voile même les enfants se sont amusés à se faire traîner sur l’arrière pendant qu’on faisait voile.

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Nous avons jeter l’ancre dans la baie de Phillipsburg du côté Hollandais et sommes aller manger encore au resto.  C’est pas que la bouffe de Dodo est pas bonne mais au dire des boys elle est trop santé. 

Alors que cela ne tienne, les boys ont préparé le diner avec de trucs purement Québécois soit sandwich au “balonney”, chips et liqueurs (nourriture laissée par les derniers clients).  Charles en bavait mais demandez lui s’il aime ça du “balonney” et vous verrez son visage virer au vert pâle. Disons que les derniers milles ont été un peu mouvementés avec de bonnes vagues et j’imagine que le “balonney” n’est pas aller vers le bas mais vers le haut du système digestif de Charles.  Maintenant il ne veut plus en manger donc une bonne chose de réglée.

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N’empêche que dans la soirée, nous sommes aller manger dans un petit resto-pub sympathique mais encore là pas trop santé. On a donc eu au menu : poutine, hamburgers, frite et pita santé pour la seule qui n’a pas dérogé à la bonne ligne soit Doris.

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La nuit a été assez houleuse et rouleuse sûrement pas dû à la mer mais avec tout ce fast-food dans le corps. Au lever, nous sommes allés se promener dans la ville qui ne manque pas d’intérêts :

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A notre retour, il y avait d’ancré dans la baie de Marigot un espèce de gros cargo, je dis cargo mais rien à voir avec les vieux cargos, je fais plus référence à la grandeur. Le fameux ‘’ joy boat’’ que j’avais souvent entendu parler mais jamais vu. Il semblerait que c’est un milliardaire qui aurait cela juste pour y mettre ses jouets soit:  seadoo, sous-marin, bateau de pêche et imaginez un superbe voilier de 4 barres de flèches  et oui un voilier avec une immense crank pour quand il veut aller faire de la voile et hop on le mets à l’eau et quand Monsieur est fatigué hop on le remonte….on ne vit pas dans le même monde que lui faut croire !

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la vidéo

On a aussi rencontré un cata à qui ça n’a pas bien été…toujours impressionnant de voir ça !

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Mais n’empêche nous étions tous ravis de notre week-end avec quelques livres en plus  !

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