les Ukuliens vers l’Ile des femmes (Isla Mujeres)

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Puerto Aventuras to Isla Muejeres

Le 20 décembre, nous avons quitté Puerto Aventuras pensant nous diriger vers Isla Mujeres. Finalement le vent n’était pas si “adonnant” pour prendre cette direction vers le nord-est, nous avons donc pris la direction de Cozumel, même si notre dernière fois ne nous avait pas laissé bonne impression ! Nous y avons passé une belle nuit tranquille.  Le vent de la journée suivante était dans la direction souhaitée pour nous permettre de faire route vers le nord.  Avec un courant de 2-3 kn et un vent de travers d’une quinzaine de noeuds (kn), nous avons pu faire les 60 miles en moins de 7 heures !  Malgré les vagues courtes et entre 12-15 pieds de hauteur, ce fut une joie de voir défiler la côte de Cancun à cette vitesse.  Aussitôt que nous avons quitté les grandes profondeurs, la mer est devenue très calme, nous permettant de capturer 2 beaux poissons (yellow tail snapper et bonite).  Nous sommes entrés juste à temps dans la baie d’Isla Mujeres, avant qu’un gros orage éclate !

Isla Mujeres

Il s’agit d’un mouillage très calme, très grand et très peu utilisé, à notre grande surprise. En fait, il y a 7 voiliers (nous incluant) dont 3 sont canadiens : un étant Ed, un Terre-Neuvien sur un 29 pieds et l’autre est le voilier L’Eau-Dace IV, une famille de 4 qui navigue depuis 2 ans et qui est en route pour leur retour au Québec à l’été.  Nos boys étaient bien contents qu’il y ait des enfants dans les âges similaires à eux, ils auront de quoi jaser et s’amuser avec Marc-Antoine (15 ans) et Jade (12 ans).  De notre part, nous étions aussi très contents de rencontrer leurs parents : Serge et Nancy, pour jaser de leur expérience de voyage en famille.

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La petite routine d’école le matin et de baignade en PM a duré plusieurs jours avant que l’on décide d’aller visiter le village !  Tout le monde était bien à bord et personne sentait le besoin que l’on aille à terre. 

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Mais, il fallait bien aller se chercher de la bouffe un peu spéciale pour fêter Noël.   Avec les ressources d’un grand supermarché, on s’est concocté un menu québécois : ragout de boulettes, poulet en sauce et une belle bûche au chocolat, un régal ! Mais tous sont vites tombés endormis, et  à 22h toutes les lumières étaient fermées et le réveillon était fini ! Toutefois au matin de Noël, les boys étaient vites sur pied pour faire la recherche de leurs traditionnels bas de Noël.

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La semaine entre Noël et le jour de l’An a entre autre été occupée par une sortie au musée sous-marin (underwatermuseum.com) qui se situe à un mile au large sur le banc entre Isla Mujeres et Cancun. A environ 20-25 pieds de profondeur, un grand nombre de statues d’environ 8-10 pieds de hauteur ont été installées. Ce fut une très belle activité avec l’équipage de l’Eau-Dace car nous avions tous embarqué à bord de leur voilier pour nous y rendre. Leur voilier, un Tanzer 10.5, étant un dériveur nécessitant moins de 24 pouces de profondeur, il était très facile de s’y rendre.

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De plus, pour l’anniversaire de Jade, Charles a accompagné la famille du voilier l’Eau-Dace au centre d’élevage des tortues, il y a appris comment ils faisaient pour favoriser la survie de cet espèce en voie d’extinction.

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Et en soirée, nous avons invité nos amis de L’Eau-Dace à venir faire un petit ciné-parc sur le pont avant d’Ukulu accompagné bien sûr du fabuleux popcorn du capitaine au grand plaisir des boys….et des grands !

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Pour le jour de l’An, il y avait au “Parque centrale” une grande soirée pour fêter la nouvelle année, nous y sommes tous allés afin de ne pas tomber endormis, comme au réveillon.  Pour le souper, nous sommes allés à un petit resto avec la gang d’Eau-Dace, sur la rue commerciale de Playa Norte.

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Tout le monde a choisi la spécialité de la place des tacos au poisson qui étaient très délicieux

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Et nous avons terminés le tout en partageant un gros pot de crème glacée. 

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Ce fut une très agréable soirée pour tous, les enfants se sont grandement amusés, les parents ont jasé en attendant le décompte, qui fut marqué par de magnifiques feux d’artifices.

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Les boys ont bien aimé aussi lancer leurs propres feux d’artifices gracieuseté de la gang d’Eau-Dace.

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La première journée de l’année 2012 fut très tranquille sachant que nous nous sommes levés presqu’au midi. Mais en fin de journée, nos boys ont eu l’occasion, avec les jeunes de l’équipage d’Eau-Dace, de faire de la “tripe” (non, non, pas de la descente en “tripe” sur la neige mais de la “tripe” tirée par un dinghy).  A leurs dires, ce fut super trippant !!

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Le 2 janvier, nous avions rendez-vous pour sortir Ukulu, pour une réparation sur le “cutlass bearing” car depuis quelques semaines, nous ne pouvions pas utiliser le moteur à un régime de plus de 1500rpm, car une vibration importante survenait car le joint de caoutchouc du cutlass bearing avait disparu. Notre vaillant capitaine avait constaté le tout quand il avait plongé au large, pour vérifier que nous n’avions pas, soit un cordage enroulé autour de l’hélice, soit une hélice en train de se dévisser, … ou autre chose du genre !

Malgré, que nous ayons à bord l’outil spécialement conçu pour retirer le cutlass, soit  un “puller”, ce fut un travail de grande patience pour retirer la “sleeve” de bronze qu’il fallait aussi enlever pour installer un cutlass complètement nouveau ! Après avoir enlever le safran et l’hélice, il fut facile de sortir le vieux cutlass de bronze amputé de son caoutchouc pour le premier demi-pouce, mais pour les 4 autres pouces, il fut impossible d’extraire le bronze, sauf en le brisant en petits morceaux à l’aide de divers outils.  Principalement, un outil prêté par un américain : capitain Johne du bateau Second Star.  Nos amis de L’Eau-Dace sont venus à quelques reprises pendant la journée, nous prêter main forte, un grand merci. Ils ont de plus pris nos boys pour la soirée et pour la nuit.

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24 heures plus tard, nous retournions à l‘eau, avec le cutlass de remplacement que nous avions à bord, le problème était maintenant réglé, nous pouvions penser à poursuivre notre route.

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Nous finalisons les derniers préparatifs (épicerie, douanes, …) car dès que nous aurons une belle fenêtre-météo, nous allons traverser vers Cuba….on entend d’ici les langoustes nous “caller’’ !


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Hola … les Ukuliens !

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Tout l’équipage d’Ukulu était à bord à partir du 30 novembre 2011, avec en plus une invitée !  Eh oui, grand-maman Rosie est arrivée directement du Québec, en même temps que Doris et Charles.  Les vaillants Guy et Thomas les attendaient à l’aéroport de Cancun, après avoir passé un mois à préparer Ukulu pour sa 4e hiver de navigation dans les Caraïbes.

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Ukulu ayant passé les 6 derniers mois à la magnifique marina de Puerto Aventuras, celle-ci est située à environ 100 km au sud de Cancun.

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Charles était bien heureux de retrouver sa guitare….et son frère bien-sûr !

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Pour la première semaine, nous avions loué une auto pour permettre de faire le ravitaillement nécessaire pour les subsistances pour l’hiver, et aussi réaliser du tourisme sur la Riviera Maya.

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Oui oui grand-maman ne soit pas découragée, il faut tout ranger dans le bateau !

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Dès le lendemain, le 1er décembre, tout l’équipage est parti pour une virée vers le sud (env. 60 km), précisément vers le site archéologique de Tulum, il s’agit des vestiges d’une cité fortifiée ayant été occupée par le peuple Maya entre 1200 et 1521. Son nom signifie “mur” en langue mayenne. Sa position en bord de mer a en fait un lieu stratégique qui comptait entre autre une tour de guet avec un feu continuel.  Le site fut abandonné plus de 75 ans après la conquête espagnole, mais il subsiste encore quelques bâtiments : El Templo del Dios del Viento (le Temple de Dieu du Vent), El Castillo (le Chateau), El Palacio (le Palais) et quelques autres temples.

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Le site étant bordé par les eaux turquoises des Caraïbes, grand-maman, Charles et Thomas y ont évidemment fait une saucette !

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Comme la journée était spéciale, il s’agissait de l’anniversaire de grand-maman Rosie, nous sommes allés prendre un bon gros dîner à un resto typique du Mexique au menu : tacos et cerveza(!) (du Coke pour le boys) dans le village de Tulum et une fois rendu au bateau, avons prit un souper pour célébrer les… ans de grand-maman Rosie .

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La journée suivante fut consacrée à la réalisation de conserves (pots Mason), comme nous avions à bord la spécialiste de la mise en conserve (alias grand-maman Rosie) nous ne pouvions rater notre chance d’avoir de bons repas rapidement réalisés pendant toute l’hiver. Surtout sachant que dans plusieurs endroits que nous allons (genre île déserte avec des pêcheurs) soit qu’il n’y a pas de possibilité pour acheter de la viande ou que les poulets sont dépecés sur un petit comptoir de bois au soleil en attendant d’être vendus (disons que nous ne sommes pas encore prêts à les acheter !)     De plus, avec nos 2 garçons qui grandissent à vue d’oeil, on ne peut penser à ne manger que des légumes avec pâtes et/ou légumineuses, il faut de la viande (!), car  s’ils ne mangent pas de façon subsistante pendant les repas, ils ont toujours faim et passe la journée et/ou la soirée à vouloir manger toutes les boites de craquelins, et3ou cookies, … qu’ils trouvent dans le bateau.

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Notre sortie du samedi a été en direction de Playa Del Carmen, afin de visiter cette superbe ville de bord de mer.  La plage est magnifique avec son doux sable blanc et ses belles vagues, et aussi la rue commerciale : Quinta Avenue (la 5e ave) a été très bien aménagée, mais qui surtout est piétonne sur au moins un kilomètre, donc c’est très agréable d’y gambader ! Compte-tenu des très nombreux choix, il a été un peu difficile de choisir un resto, le choix de tous (incluant nos 2 petits hommes !) a été le resto 100% Natural, ou nous avons tous très bien mangé et bien bu, vous pouvez le constater avec les verres des 2 petits messieurs !

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Habla espagnol ?  Quel este tu nombre el senior ?

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La journée de dimanche a débuté par une séance d’épicerie pour les 2 parents qui fut suivi une autre mise en conserve.  Le lundi, notre tournée touristique s’est faite en direction de Cancun.  Le secteur le plus visité est la Zona Hotelera avec sa centaine d’hôtels et ses nombreuses boutiques.

Guy ne reconnait tout simplement plus le downtown de Cancun ayant venu y a plus de 20 ans, tout a été refait.

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Seules les belles plages y sont encore identiques….ou presque !

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Nous y avons soupé au resto Chili’s avant de revenir sur notre Ukulu.

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la journée a été longue pour nos 3 passagers :

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Le lendemain était notre dernière journée avec l’auto louée, nous avons donc terminé nos emplettes alimentaires et ainsi réaliser notre dernière série de mise en conserve avec une bonne recette de grand-maman pour des filets de porc aux herbes et l’ail.  Finalement nous aurons pour l’hiver, une cinquantaine de pots Mason remplis de viande (poulet, steak haché et porc), donc en plus des nombreuses pêches de poissons et langoustes, nous aurons de quoi nourrir la familia pour toute l’hiver !

La semaine suivante nous avons aussi décidé le rester à la marina, notre bon capitaine est en train d’y prendre racines, car ça fait maintenant près de 2 mois qu’il y vit, et disons que les commodités facilitent la vie des navigateurs !

Afin  de nous réacclimater à la navigation, nous sommes allés faire une petite escapade à l’île de Cozumel, à environ 10-12 mn de la côte. Mais disons que les vents n’ont pas été dans la direction annoncée, avec un 20-30 degrés plus en direction ouest que prévu, ce qui a créé de la vague se jetant sur le côte de Cozumel.  Donc une nuit d’ancrage à subir la vague nous dirigeant sur la côte à moins de 100 pieds de l’arrière de notre Ukulu, qui a vaillamment tenu au bout de sa chaîne. Même si nous avions nos 2 alarmes GPS pour vérifier que notre Ukulu ne chasse (se décroche) pas nous avons fait à tour de rôle des quarts de veille, même les boys ont faits leurs 2 heures de veille à surveiller les amers à partir du cockpit et à vérifier occasionnellement la tension sur la chaîne accompagner de leur grand mère. Évidemment le lendemain, le départ fut tôt, mais le vent n’adonnait pas plus pour nous permettre de remonter, ce ne fut pas long pour que le capitaine décide de retourner à son endroit fétiche : Puerto Aventuras !  (vous comprenez maintenant comment les racines étaient longues, elles se calculaient en milles nautiques !)

Le temps libre de cette semaine fut passé à la belle plage, les boys aimaient s’y amuser après leurs travaux scolaires quotidiens. 

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En décembre, nous avons passablement de fêtes dans nos familles, il y a entre autre notre Thomas qui est né le 15 décembre.

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Cette année, comme il fête son 10e anniversaire, nous avons organisé une sortie spéciale : un 2 jours dans un hôtel à Cancun.

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Tous (les parents, les enfants et la grand-mère) ont apprécié, la formule tout inclus, permettant à chacun de manger (et boire !) ce qu’il veut à l’heure qu’il veut !

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Les vacances de grand-maman se sont terminés ainsi ! Elle a repris l’avion (les avions car elle devait transférer à New-York, elle ne l’a pas eu facile, mais elle est bien arrivée chez-elle 24 heures plus tard !) pour son retour au Québec.  De notre part, nous avons passé encore quelques jours à la marina et attendant une fenêtre-météo qui nous permettrait de monter vers Isla Mujeres.

Les Ukuliens vous souhaite une belle année 2012 de santé et de bonheur !

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Thomas….10 ans !!!

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Ca y est ! C’est aujourd’hui que notre Thomas passe dans les 2 chiffres !  On lui souhaite une superbe journée et aussi une superbe année pour célébrer ses 10 ans !

 

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Cuba partie 1 côte Sud

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Notre traversée de La Jamaïque (Montego) jusqu’aux premières Îles Est des Jardins de la Reine à Cuba était de 120 milles.  Nous avons attendu un vent de l’Est pour faire le tout par vent de travers.  Malgré la vague très courte (genre 1-2 secondes) qui nous faisait buter régulièrement, nous avons encore pu tenir une moyenne d’environ 6 noeuds, pendant tout le trajet, le vent de 12-15 noeuds s’étant maintenu toute la nuit. 

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Nous avions prévu arriver au petit matin, pour ainsi approcher la passe qui présentait des récifs de corail.  Pour se faire nous avons dû réduire les voiles (prendre 2 ris dans la GV et enrouler le génois) pour ne pas y arriver avant le lever du jour. pour passer les récifs, et aussi parce que le vent avait légèrement tourné vers le Nord, nous avons terminé, à moteur, la dizaine de derniers milles pour atteindre le mouillage.

la vie est parfois cool en navigation :

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L’endroit identifié, Grande Cayo est une grande baie protégée compte-tenu de sa forme en demie-cercle. 

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Après une petite sieste, nous sommes allés plonger sur la “tête de coraux” qu’il y avait juste derrière le bateau et à moins de 10 pieds de profondeur. Ça ne faisait pas 10 secondes que les boys étaient à l’eau, ils nous criaient qu’ils voyaient des langoustes, vous imaginez donc que la pêche a été bonne !!

Après 3 bonnes heures à patauger autour de cette tête de corail, nous avons sorti 5 belles langoustes et 1 crabe. Nous étions tous contents de renouer avec les belles pêches que nous avions réalisées les années antérieures dans les Bahamas.  

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Nous sommes revenus au bateau, et là un petit bateau cubain (genre barque) nous a approché pour nous offrir de la langouste !!  En échange, ils (les 2 gars) ne voulaient que 2 “frias” (2 cannettes de Coke), on les leur a donné pensant qu’ils allaient nous donner qu’une langouste, on a donc été bien surpris qu’ils nous offrent 6 belles queues de langoustes. Nous avions de quoi faire une grosse rasade, et même trop, on en a donc mis au congélateur.

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Nous avons passé la journée suivante à ce même mouillage, sans même retourner au corail, on s’en était suffisamment gavé, car après un diner de petits pains farcis à la langouste, nous voulions autre chose pour le souper ! Difficile à imaginer !

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Le lendemain nous avons repris notre route de découverte dans les Jardins de la Reine. Comme les profondeurs sur les parties du banc au nord sont souvent très minimes (aussi peu que 5 pieds) nous avons repris le large pour longer les îlots sur environ 25 miles, et nous arrêter pour la nuit dans un petite passe, nommée Pasa Cachiboca. Celle–ci était bien identifiée dans nos 2 guides nautiques comme arrêt pour la nuit, car la profondeur est suffisante (env. 15 pieds), mais ce qu’ils ne disaient pas c’est que les courants de marée y sont très importants. Au moment de notre ancrage et toute la soirée tout était effectivement très bien avec une eau limpide. Le tout s’est gâché au début de la nuit (comme toujours !!) lors du changement de marée, la marée et le vent étaient maintenant contraires, avec un courant de marée (de 4 kn selon le GPS lors de notre sortie) contre un vent de 15 à 20 kn. 

Notre Ukulu ne réussissait à se stabiliser entre ces 2 forces contraires, ce qui nous a valu à notre capitaine une nuit blanche à surveiller le GPS et le radar pour évaluer si notre ancre glissait (en vocabulaire marin : “si on chassait”), car l’espace libre était vraiment restreinte, compte-tenu entre autre de la présence de 2 autres voiliers ancrés juste en aval du courant !  Il faut dire que notre oeil est un bien mauvais évaluateur dans ces conditions (tout bouge : notre voilier, les bateaux voisins, les points de repère, de plus le vent siffle et le clapot frappe continuellement). On a toujours l’impression que les lumières (d’ancrage des voisins) s’approchent. Après plusieurs minutes de doute sur nos observations, on a conclu que dans cette situation les équipements électroniques sont de meilleurs outils que les perceptions.  Ainsi après avoir fixé un rayon d’action sur le radar, en plus de celui mis de façon habituelle sur le GPS, il a été assez facile de conclure, que malgré les mouvements (de nous et d’eux) que nous nous n’en approchions pas !!  On met donc des alarmes sur ces équipements et on peu redormir un peu (sur une oreille !) jusqu’au petit matin.

Pas besoin de vous dire que dès le lever du jour, nous avons levé le camp (!) pas question de rester une autre nuit ici !  Nous avons donc profiter du vent du matin car il faut dire qu’ici, à Cuba, les conditions sont assez inhabituelles, il se met à venter (passablement car toujours 15-20 kn) au début de la nuit et ce vent cesse vers l’heure du midi, pour reprendre un peu avant minuit, ainsi de suite !!  Nous avons fait encore un 25 milles, en passant à mi-parcours dans le Canal de Caballones pour entrer sur le banc, car nous voulions atteindre le “Cayo Cuervo”.  L’endroit est assez connu, car 6 bateaux de pêche à la crevettes y étaient ancrés et finalement 6 voiliers (3 allemands, 2 français et nous) allaient aussi être présents à cet ancrage pour la nuit.

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Nous y sommes arrivés par calme plat, dans une eau turquoise qui malheureusement n’était pas limpide. C’est ce qui nous déçoit le plus des Jardins de la Reine, la visibilité sous l’eau est très faible, mais comme les langoustes sont très nombreuses, on les trouve souvent dans des coraux à moins de 5 pieds de profondeur.  Ce qui fait notre bonheur, car c’est très facile de les attraper, encore là en moins de 45 minutes nous avions 5 langoustes dans notre seau.  Un autre excellent souper pris dans le cockpit mais cette fois-ci, nous étions sous les rayons de la pleine lune. Le plein bonheur !

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Comme les jours sont maintenant comptés avant la fin de notre voyage, nous avons décidé de poursuivre notre route dès le lendemain, pour continuer notre navigation sur le banc et atteindre 40 milles plus loin le “Cayo Zaza de Fuera”.  Nous avons pu faire un peu plus de la moitié de la distance à la voile par un vent portant de 15 kn, mais la 2e partie fut faite à moteur.  Compte-tenu de la distance, ce fut une dizaine d’heures de navigation, pour lesquels il faut avoir une surveillance très rigoureuse car il y a plusieurs cayes (récifs de différentes grosseurs, perceptibles ou non à l’horizon) et les profondeurs d’eau sont faibles (quelques fois dans les 12-15 pieds). Comme nos boys prennent de plus en plus de confiance sur le roulement du bateau, nous leur demandons de faire chacun un quart de surveillance d’une heure. Ce qui permet aux parents de s’occuper à l’intérieur de différentes autres tâches (Guy continue son travail de gestion pendant toute l’hiver, ce qui lui exige beaucoup d’échange courriels et Doris doit voir aux repas et à la correction des travaux scolaires).

Nos matelots savent bien qu’ils doivent surveiller de façon rigoureuse le cap tenu par le pilote automatique, de faire les changements de cap pour garder la route tracée sur le GPS, de toujours garder un oeil sur le profondimètre et sur la circulation car plusieurs bateaux de pêche naviguent dans le secteur.  Cette responsabilité leur fait comprendre que certaines tâches sont exigeantes.

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L’approche du mouillage “Cayo Zaza de Fuera” n’a pas été aussi facile que le laissait présager les cartes et guides car les profondeurs ne coïncidaient pas avec la réalité. Ainsi, nous avons dû avancer sur une centaine de mètres avec moins que quelques pouces d’eau sous la quille du bateau.  Mais une fois ancrés tout était bien OK, tellement que nous y sommes restés 2 jours pour s’y reposer. Après avoir fait le tour complet de la caye en dinghy, Guy et Thomas ont conclu qu’il n’y avait pas de coraux ici, malheureusement pas de langoustes à manger pour ces jours-ci, on se nourrira donc avec les conserves de viande en pots Masson qui nous restent encore en assez grande quantité. Chaque année, nous partons avec une quarantaine de pots de viande (poulet, boeuf haché, saucisses, …).

Comme nous étions entrés à marée haute qu’avec quelques pouces d’eau sous la quille, il fallait bien ressortir à la même période de la journée. Nous avons donc sortis juste avant la tombée du jour pour reprendre le large et poursuivre notre route vers Cienfuegos, il nous restait une soixantaine de milles, donc juste assez pour y arriver au petit matin !  Comme toujours ici à Cuba, le vent s’est levé en début de soirée, de direction nord avec une force d’environ 10-12 kn, ce qui a permis à Ukulu d’avancer tout doucement sur une mer plate !! Une nuit de rêve en navigation, car tous les marins savent que les nuits en navigation peuvent facilement tourner au cauchemar !!

Tel que prévu, nous sommes arrivés au lever du jour à l’entrée de la baie de Cienfuegos.

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L’entrée de cette baie est assez particulière, il s’agit d’un étroit canal sur environ 1 mille bordé par des habitations ayant des petits quais pour y attacher leurs barques.

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Mais, il y a aussi le quai des douanes, identifié Bienvenidos Cuba Socialist, où il faut signaler, sans faute, notre arrivée.

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La vidéo ;

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Ce canal s’ouvre sur une très, très grande baie fermée (surface d’un peu moins de 100 km2 et 25 km de pourtour).  Tel que promis aux douaniers, on se dirige alors vers la marina de Cienfuegos, pour y faire nos douanes.  Comme à toute arrivée dans un pays, Ukulu porte un drapeau de quarantaine (drapeau jaune). Dans ce cas-ci à Cuba, un médecin doit venir à bord pour “lever la quarantaine”, il nous pose quelques questions sur la santé des membres de l’équipage, compte-tenu des réponses négatives (aucun problème de santé à bord) que nous lui donnons, il nous dit de retirer notre drapeau de quarantaine; et là, la procédure d’entrée peut débuter.  Comme dans la majorité des pays, plusieurs services administratifs (douanes, immigration, ….) entrent en “jeu” (si on peut appeler cela un jeu !).  Et ils viennent à tour de rôle, soit pour des questions, les papiers du bateau et/ou les passeports, pour compléter leurs formulaires, mais tout ne ce fait pas à bord, ils retournent dans leurs bureaux respectifs à la marina, il n’y aura que 2 seules visites à bord, dont un chien pour vérifier la présence de stupéfiants. De plus, ils mettent sous scellé (dans un compartiment inutilisé du bateau qu’ils ferment un autocollant identifié Cuba), nos équipements électroniques mobiles soient la VHF portable, le GPS portable, et le téléphone-satellite, afin que nous ne les remettions à aucun cubain. Ces appareils pourraient leur servir s’ils voudraient quitter l’île !! 

Leur cordialité et leur gentillesse sont des plus agréables, ce qui facilite le déroulement des 2 heures pour compléter l’ensemble de la procédure, qui ne nous est pas paru aussi fastidieuses que ce que d’autres nous avaient parlé, mais il faut dire que ces gens avaient navigué sur la côte nord de Cuba.

Compte-tenu du coût peu élevé pour rester à quai à la marina, soit 0,43$/pied/jour, nous décidons que nous allons y amarrer Ukulu pour les 5 prochains jours car nous désirons quitter pour aller faire des visites dans des villes voisines de Cienfuegos. Si nous aurions décidé d’aller nous ancrer juste devant la marina, ce qui est la seule possibilité car l’ancrage est interdit dans la Baie de Cienfuegos, nous aurions dû venir à la marina pour y laisser notre dinghy à chaque fois que nous voudrions aller à terre, ils nous disent que la marina est le seul endroit que l’on peut le laisser car aucun cubain (autre qu’employé de la marina) ne peut venir, afin que personne ne quitte le pays ! De plus, il nous est strictement interdit de se promener avec notre dinghy dans la baie et si nous sommes à l’ancrage, chaque nuit nous devons le remonter sur notre voilier, pour qu’aucun cubain ne le prenne (ça pourrait être un moyen de transport pour quitter le pays !)  Tout un contrôle !.

Ainsi, nous avons passé 5 jours à cet endroit dont 2 pour visiter la ville de Cienfuegos, qui nous a été très agréable, les endroits sont hyper-propres et les gens très gentils qui prennent le temps pour nous expliquer le plus clairement possible (car le tout est en espagnol), comment se retrouver, quoi visiter, et pour jaser avec nous. 

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De plus, le coût de la vie est bas pour nous, et pour NOUS seulement les touristes ! Il faut mentionner qu’il y a ici 2 monnaies, la monnaie des cubains, “les pesos” (25 pesos = 1$) et la monnaie des touristes “les cooks (CUC)” (1 CUC = 1$). 

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En principe, en temps que touristes, nous devrions acheter tout en “cook” sauf que dans certains magasins et restaurants, les prix ne sont affichés qu’en pesos, donc on paye en pesos. Ce qui nous est revenu à 5$ pour 4 sandwichs et 4 breuvages dont 2 bières.

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Les cubains, eux, ne trouvent pas le coût de la vie bas car leurs revenus sont très très bas. Imaginez, ils gagnent en moyenne 10$ par mois, mais plusieurs choses leur sont fournis : logement, nourriture (mais pour les choses de base comme le riz, le lait, les oeufs, la farine qui leur sont remis régulièrement selon le nombre de membres dans la famille). On pourrait comparer cela une allocation que l’on donne à un jeune qui es logé et nourri par ses parents !

Compte-tenu de ce faible montant, peu de cubains réussissent à s’acheter des automobiles, donc les modèles (Ford, Chevrolet, …) des années 50, qui étaient sur l’île avant l’embargo des États-Unis, y sont encore et elles sont fonctionnelles, et leurs propriétaires (par legs familial) en sont bien fiers !

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Pour comprendre Cuba, il faut connaitre un peu son histoire, voici très brièvement, les principaux moments historiques. De 1902 à 1958, Cuba est une colonie vouée à la monoculture du sucre, les hommes d’affaires américains s’y précipitent pour acheter des canneraies et cie. Après plusieurs années de différents coups d’états, 1959 marque la révolution menée par Che, Fidel et Raùl Castro, Fidel est alors entré au pouvoir ce qui marqua la chute de l’impérialisme. Cuba devient alors la première nation socialiste de l’hémisphère américain ! Pour contrer ce socialisme, le président Kennedy enrôlent des exilés cubains de Miami pour créer un soulèvement populaire à Cuba. Fidel gère les opérations d’une main de fer, et il sort gagnant de ce débarquement à la Baie de cochons. Compte-tenu de cette situation, les USA ont décrété, en octobre 1962, un blocus économique contre les cubains. Celui-ci est encore en force aujourd’hui. Ce qui occasionne qu’aucun produit américain n’entre directement à Cuba, que les vols entre Cuba et USA sont quasi-inexistants, que les touristes (incluant les navigateurs) américains boudent Cuba, …

Cienfuegos en photos :

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Pour connaitre, un peu plus la vie à Cuba, et ses endroits  historiques, nous tenions à aller visiter  Trinidad, il s’agit de la ville coloniale la mieux conservée de toute l’île, et c’est aussi pour cela qu’elle fait partie du patrimoine mondiale de l’UNESCO.  Cette ville se situe à 80 km à l’est de Cienfuegos, au début des montagnes centrales (Sierra de l’Escambray) et à moins de 5 km de la mer des Caraïbes.  Nous avions prévu y aller en bus (très bon service car peu de cubains ont des autos), mais juste avant d’entrer au terminus, un des nombreux taxis particuliers présents à cet endroit nous a offert de nous y amener pour le même tarif (24$, car on devait payer le bus 6$/personne).  On a donc choisi d’y aller en taxi, ainsi une vieille Toyota nous a amené à Trinidad en une heure, sur des routes très très peu achalandées et de belle qualité. Le trajet nous a permis de voir la campagne, qui est, somme toute, très peu habitée et peu exploitée (pas de grandes cultures).

Dès notre arrivée à Trinidad, nous avons évidemment remarqué que la ville avait gardé ses caractéristiques d’origine (fondée en 1514), soit des rues avec du pavage fait de pierres. Et les rues ne sont disposés selon un quadrillage habituel, mais elles se dirigent vers le centre, précisément l’église.  Il nous a pris un certain temps avant de s’y retrouver, car en plus les rues portent 2 noms (celui avant la révolution et celui donné après celle-ci, mettant des noms de personnes en évidence).

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Marcher dans ces rues avec en arrière-plan les montagnes verdoyantes donne à Trinidad une ressemblance avec des villages alpins, surtout en y voyant les chevaux des calèches pour déplacer des gens ou du matériel.  Il s’agit d’un moyen de transport encore bien utilisés par les cubains.

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Comme nous désirions y passer une nuit, nous avons visiter quelques “casa particuliar”, il s’agit de maisons privées dans lesquelles les propriétaires mettent des chambres à la disponibilité des touristes. Cette ville étant très touristique, il y en a plusieurs. Après la visite de certains de celles-ci, nous avons décidé de “rester” chez Raquel.

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Il y avait 2 grands lits dans une belle chambre colorée qui avait l’air climatisé, pour le prix de 25$.  Nous avons visité la ville, pendant quelques heures puis sommes venus y faire une petite sieste avant de ressortir pour le souper.  Nous avions choisi d’aller à un restaurant dans une autre “casa”, car la plupart offre aussi les repas. Il nous est donc possible de manger la cuisine telle qu’ils la font tous les jours.  Nous avons eu chacun un repas complet de riz avec crevettes ou poulet au tarif de 7$/personne.

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Pour la soirée, Guy et Charles sont allés assister sur le parvis de l’église à un beau concert d’un groupe de cubain, dont un guitariste remarquable.

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Le lendemain, le déjeuner, de pain, jambon et beaucoup de fruits, nous a été offert par Raquel. La maison est spacieuse, mais ils mangent le plus souvent dans la cour intérieure très bien aménagée,  nous avons donc paressé au soleil en sirotant nos jus.

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Trinidad en photos ;

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Puis vers 10h, nous avons quitté pour terminer nos visites, nous voulions aller au village voisin de Casilda qui est, à 5 km, sur le bord de la mer.  Pour s’y rendre, nous avons pris, à 1$ pour 4 personnes, une calèche, et au grand bonheur des boys, ils ont pu s’assoir à l’avant et tenir les rênes.

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Nous avions donné rendez-vous à notre “taxi” d’hier pour venir nous chercher à 14h, mais comme à 14h il n’était pas encore arrivé (ou il avait décidé de ne pas venir!), nous en avons trouvé un autre. Cette fois-ci, ce fut une vieille Lada, très très déglinguée, qui nous ramena à Cienfuegos.

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A notre arrivée la ma marina, les boys ont été très contents de retrouver leurs amis français, Hugo et Victoria, du voilier Namasté, avec qui nous avions navigué à Haïti, en Jamaïque et dans une partie des îles de la Reine. 

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Nous avons donc passé 2 autres journées avec eux, avant de quitter la marina, alors qu’eux quittaient pour une visite à La Havane.  Nous, compte-tenu du temps qui file, nous avons décidé de ne pas y aller.

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Cuba partie 2 côte Sud

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Le 19 avril, nous avons donc repris notre route vers l’ouest, pour atteindre à environ 40 milles, l’archipel des Canarreros. Sa première île à l’est, identifiée Cayo Guano del Este, fut notre arrêt pour une nuit, il s’agit d’une petite île surmontée d’un énorme phare.

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Ce fut un peu long avant de réussir à s’y ancrer correctement, car compte-tenu du fond d’herbes, l’ancre n’accrochait pas facilement. Mais une fois que notre ancrage fut sûr, nous nous sommes dirigés vers le récif de corail indiqué sur notre carte, le corail y était bien beau, mais comme il est très proche de la rive, le gardien du phare vient probablement y faire son approvisionnement en langoustes, car nous en avons trouvé qu’une !

Le lendemain, nous avons continué notre route pour encore 25 milles,et ainsi atteindre la populaire Cayo Largo.  Nous y passerons presque 10 jours à gouter au rythme de ce petit coin de paradisCay-Largo_thumb1

Faut dire qu’ici seul le touriste est présent sur l’île de Cayo Largo et les employés des hôtels sinon il n’y  pas de boutiques, pas de maisons rien que des hôtels aux nombres d’environ 10 et un petit pueblo (village) pour les employés.  Le mouillage est confortable et on peut accéder à la marina et y laisser le dinghy sans frais et par la suite prendre les bus des hôtels et aller profiter des belles plages.

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Mais avant tout avant de profiter des lieux, il faut aller à la marina pour nous reporter et refaire les douanes car ici à Cuba, il faut se rapporter à chaque point de contrôle afin de se faire étamper notre livret de navigation remis au premier port (dans notre cas : Cienfuegos).  Il faut acheter ce qu’ils appellent des timbres et eux le colle et indique ou nous sommes rendus.  Ainsi ils contrôlent tous les navigateurs dans leur zone.

On se prête facilement à ces procédures car en fait il n’y a pas de frais (sauf la première fois environ 125$) et c’est eux qui remplissent tous les formulaires donc on a rien à faire.  Donc ces formalités sont faites en quelques minutes n’ayant pas besoin d’avoir tout l’armada que nous avions eu à Cienfuegos.  On y passe 2 jours afin de profiter des installations toutes neuves et bien agréables :

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Ça sera ici que Thomas sera initié à la plongé avec bonbonne car les eaux s’y prêtent et la zone est bien à l’abri de la houle.  Pas besoin de vous dire qu’on n’a pas eu à le convaincre de sortir tout le matériel. En 5 minutes, tout le matériel est prêt et vérifié sur la jupette. 

On débute donc avec Guy qui a la veste et bonbonne et Thomas suit et utilise l’octopus afin de se familiarise. Encore ici pas besoin de vous dire qu’après 15 minutes, il avait fait le tour.

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On va donc porter la bonbonne à la station de remplissage qui se trouve à la marina afin de refaire une plongée mais cette fois-ci Thomas sera seul… avec Guy pas loin bien sûr ! Et 2-3 jours plus tard (les Cubains sont pas vite pour remplir), on va mouillé plus loin et allons faire une superbe plongée en famille.  Cette fois-ci Thomas part seul avec la veste et tous les bidules et le voici seul à nager dans 15 pieds d’eau sans personne pour lui dire quoi faire et il est comme un poisson, il réussis sans trop de difficulté à aller mettre debout dans le fond pour regarder tout autour de lui !

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Parlant poisson, pendant que Thomas était dans le fond, y a eu un bateau de touriste qui est arrivée et ils ont mis de la bouffe dans l’eau pour attirer les poissons pour les clients et Thomas se trouvait justement près du bateau et a été entouré de multitudes de poissons à sa grande joie.

en vidéo :

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Charles a aussi essayé après mais Guy lui avait mis trop de plomb et Charlo est parti comme une balle dans le fond et quand il a remonté il a regardé son père et lui a dit ‘’ tu es fou tu veux me noyer !’’  on est tous partir à rire, même Charles après coup il a bien ri.

Après 10 jours, nous devons larguer les amarres et traverser sur le Mexique car il ne reste que quelques jours pour préparer le bateau pour son 6 mois d’entreposage prévu à la marina Puerto Aventuras au Mexique

Nous partons donc le cœur et la tête pleins de belles images de Cuba et avons tous aimé ce peuple malgré le régime dans lequel ils sont, en fait on se demande qui est pas à sa place !

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Parlant poisson, pendant que Thomas était dans le fond, y a eu un bateau de touriste qui est arrivée et ils ont mis de la bouffe dans l’eau pour attirer les poissons pour les clients et Thomas se trouvait justement près du bateau et a été entouré de multitudes de poissons à sa grande joie.

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Charles a aussi essayé après mais Guy lui avait mis trop de plomb et Charlo est parti comme une balle dans le fond et quand il a remonté il a regardé son père et lui a dit ‘’ tu es fou tu veux me noyer !’’  on est tous partir à rire, même Charles après coup il a bien ri.

Après 10 jours, nous devons larguer les amarres et traverser sur le Mexique car il ne reste que quelques jours pour préparer le bateau pour son 6 mois d’entreposage prévu à la marina Puerto Aventuras au Mexique

Nous partons donc le cœur et la tête pleins de belles images de Cuba et avons tous aimé ce peuple malgré le régime dans lequel ils sont, en fait on se demande qui est pas à sa place !

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Parlant poisson, pendant que Thomas était dans le fond, y a eu un bateau de touriste qui est arrivée et ils ont mis de la bouffe dans l’eau pour attirer les poissons pour les clients et Thomas se trouvait justement près du bateau et a été entouré de multitudes de poissons à sa grande joie.

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Charles a aussi essayé après mais Guy lui avait mis trop de plomb et Charlo est parti comme une balle dans le fond et quand il a remonté il a regardé son père et lui a dit ‘’ tu es fou tu veux me noyer !’’  on est tous partir à rire, même Charles après coup il a bien ri.

Après 10 jours, nous devons larguer les amarres et traverser sur le Mexique car il ne reste que quelques jours pour préparer le bateau pour son 6 mois d’entreposage prévu à la marina Puerto Aventuras au Mexique

Nous partons donc le cœur et la tête pleins de belles images de Cuba et avons tous aimé ce peuple malgré le régime dans lequel ils sont, en fait on se demande qui est pas à sa place !

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Parlant poisson, pendant que Thomas était dans le fond, y a eu un bateau de touriste qui est arrivée et ils ont mis de la bouffe dans l’eau pour attirer les poissons pour les clients et Thomas se trouvait justement près du bateau et a été entouré de multitudes de poissons à sa grande joie.

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Charles a aussi essayé après mais Guy lui avait mis trop de plomb et Charlo est parti comme une balle dans le fond et quand il a remonté il a regardé son père et lui a dit ‘’ tu es fou tu veux me noyer !’’  on est tous partir à rire, même Charles après coup il a bien ri.

Après 10 jours, nous devons larguer les amarres et traverser sur le Mexique car il ne reste que quelques jours pour préparer le bateau pour son 6 mois d’entreposage prévu à la marina Puerto Aventuras au Mexique

Nous partons donc le cœur et la tête pleins de belles images de Cuba et avons tous aimé ce peuple malgré le régime dans lequel ils sont, en fait on se demande qui est pas à sa place !


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Un retour musclé pour Thomas et Guy sur Ukulu

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À notre arrivée sur Ukulu, nous étions attendu pour l’ouragan Rina annoncé en catégorie 3 avec des vents de 160 km-h donc pas besoin de vous dire que notre retour sur Ukulu le 25 octobre 2011 ne fût pas de tout repos

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Dès notre arrivée sur Ukulu, Thomas et moi sommes mis à l’ouvrage afin de bien sécuriser notre maison flottante avec plus de 30 amarres (ou restant de cordages) dont une dizaine a été fixé directement sur les gros blocs de ciment qui retiennent les chaines des moorings .  A la fin, Ukulu ressemblait plus à une toile d’araignée qu’un voilier de croisière.

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Une fois la besogne terminée, j’ai décidé de ne pas rester sur Ukulu pour le passage de Rina et sommes allés nous installer dans un bel hôtel tout près afin d’être en toute sécurité, on voyait même Ukulu du balcon donc très pratique au cas où !

On a passé du bon temps malgré Rina.

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Thomas a même pu apprendre comment devenir un cowboy

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Finalement, Rina s’est transformée en Tropical Storm juste avant de frapper le Yucatan au grand soulagement de nous deux.  Nous avons finalement passé 2 jours et demi à l’hôtel.

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Par la suite, ce fût les préparatifs qui ont commencé ainsi que défaire Ukulu de sa toile d’araignée !  3 semaines auront été nécessaires pour les préparatifs d’Ukulu pour bientôt recevoir sa reine (Doris) et sa majesté (roi Charles) qui vont venir nous rejoindre le 29 novembre et seront tous réunis pour les 6 prochains mois de navigation.

Le bordel régnait autant intérieur qu’à l’extérieur !

Puerto Aventuras carrera 028 Puerto Aventuras carrera 029

Thomas a beaucoup aidé durant ces 3 semaines !

Puerto Aventuras carrera 030    Puerto Aventuras carrera 034

Cette année, l’itinéraire devraient ressembler à ceci : Nous aurions ainsi complété la boucle des Caraïbes !

Itinéraire

  • Mexique (Cozumel, Isla Muejeres, Playa Del Carmen et Tulum)
  • Belize
  • Guatemala (Rio Dolce)
  • Honduras
  • Provencia
  • San Blas et Colon (Panama)
  • Remonté vers la Colombie
  • Les iles ABC (Aruba, Bonaire et Curacao)
  • Pour finir à Grenades pour y laisser Ukulu

Vous aurez vite compris que cet itinéraire risque d’être modifié selon la météo, les rencontres des autres bateaux, notre fatigue et aussi selon ce qu’on va faire pour l’an prochain.  On risque de faire jusqu’au Honduras et laisser le bateau dans la Rio Dolce aussi question de prendre plus temps…on verra bien. Mais en gros ça devrait être notre terrain de jeux pour les 6 prochains mois

Pour le moment, je passe du temps privilégié avec Thomas depuis 3 semaines, ce petit homme est très agréable à vivre et reprenons du temps perdu.  Il fait son école en autonomie sans même que je lui dise.  Il se lève le matin, déjeune et hop à son bureau pour faire les travaux que sa maitresse (Doris) lui a mis sur une feuille. Quand il bloque, il contacte Doris car disons que moi et l’école on n’ a jamais fait bon ami.  On a tous , bien sûr, bien hâte d’être la famille au complet afin de vivre d’autres belles aventures !

Hasta luego los amigos

Guy y Thomas


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La Jamaïque … Yah man !

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2011-04-27 21-49-42

Notre traversée de Haïti vers La Jamaïque était d’environ 160 milles, encore là c’est comme si nous avions embarqué sur le tapis roulant. Avec un vent portant de 10-15 noeuds, nous avons comme toujours sorti seulement le génois que nous avons évidemment tangonné. Le voilier filait alors à une vitesse moyenne de 7-8 noeuds et occasionnellement il partait au surf sur une vague arrière pour atteindre 10-11 noeuds. 

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Quoi demander de plus ! Surtout que comme toujours depuis le début de notre navigation depuis St-Martin, le pont est resté sec permettant de garder toutes les écoutilles ouvertes, et ainsi éviter de supporter une chaleur accablante dans le voilier pendant toute cette période.

la vie est paisible par vent arrière :

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Des dauphins sont venus nous accompagner pour une bonne heure de notre fin de journée, de quoi permettre à tous faire de beaux rêves ! Thomas et Charles sont restés pendant toute l’heure sur le petit banc à l’avant de l’étai, pour les voir revenir continuellement contre la coque d’Ukulu, pour s’amuser !

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Au début de la nuit, nous traversions le passage Windward qui sépare Cuba de Haïti ce qui nous a occasionné un courant contraire mais surtout un achalandage de cargos.  Notre équipement AIS, qui localise sur notre carte électronique les bateaux, aussi munis de cet équipement, circulant dans un périmètre de 25 milles, s’est avéré d’une très grande utilité. 

Vue de 8 cargos sur le chartplotter Garmin via l’AIS :

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Cette situation a aussi permis à Charles, qui était alors de quart avec Guy pour ce début de nuit, de démystifier les mouvements des bateaux par l’interprétation de leurs feux de navigation.

Au petit matin, alors que nous approchions la côte de La Jamaïque, une prise au bout de notre grosse ligne à pêche, nous a fait tourner en rond pour une période d’une heure et demie afin de tenter de relever cette prise, car à chaque fois que l’on s’approchait du “monstre”, l’ombrage du voilier l’apeurait, et il re-déroulait alors la ligne.  Dans un premier temps, comme nous voyons qu’une dorsale et une grande queue en éventail, les boys pensaient que c’était un bébé requin, mais après l’avoir aperçu à plusieurs reprises à environ 3-4 m, nous pensons qu’il s’agissait d’un marlin. Mais comme l’hameçon était prise sur une de ses nageoires pectorales, il était impossible, en tout cas très difficile de le sortir, surtout qu’après plus d’une heure de lutte le capitaine-pêcheur était bien fatigué. Il a, à contrecoeur, décidé de couper la ligne. Donc si vous croiser un poisson avec une belle leurre rose sur une nageoire, nous dire quelle sorte de poisson c’était et quel poids et quelle longueur avaient cette belle bête !!

Après 25 heures de navigation, nous sommes arrivés à Port Antonio à la pointe nord-est de La Jamaïque. Une île très montagneuse compte-tenu de la présence des Blue Mountains, qui devraient à notre avis s’appeler les Green Mountains, car l’île arbore une végétation luxuriante.

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Le service des Douanes nous a alors demandé de venir à quai à la petite marina Errol Flynn pour compléter les formalités d’entrée.

Et en fin de PM, nous sommes allés nous ancrer dans la superbe baie adjacente très bien protégée.

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Un tarif de 12$/jour est demandé mais il permet d’utiliser tous les services de la marina, dont entre autre l’internet Wifi à bord, les douches et surtout une piscine qui fait le bonheur des enfants.

Charles et Thomas ont retrouvé leurs amis Français : Hugo (12 ans) et Victoria (9 ans) du voilier NAMASTÉ, qu’ils avaient connu à Ile à Vache. Le bord de la piscine nous a permis de fraterniser avec les parents de ceux-ci : Sandrine et Yvan, qui voyage depuis 4 ans.  Ils naviguent avec le catamaran BAYALÉ, propriété de Pierre et Danielle.  Nous avons donc passé plusieurs heures à “jaser” (ce terme les fait bien rire, comme plusieurs autres expressions québécoises !)

Après 2 jours à Port Antonio, nous avons poursuivis notre route en direction Est, pour atteindre une trentaine de milles plus loin, Orcabessa, bien connu, du fait de la présence de la plage de James Bond. Le film : Golden Eyes y ayant été tourné. Encore là une navigation au portant, avec un génois tangonné, qui s’est faite en moins de 5 heures ! Le mouillage se situe dans une baie miniature fermée, donc une autre nuit très tranquille. 

Le lendemain matin, nous sommes allés faire une petite plongée, les coraux étaient nombreux et assez impressionnants, mais malheureusement aucune langouste !  Ce n’est que partie remise pour Cuba, car les guides que nous lisons de ce temps-ci pour préparer notre navigation à Cuba, mentionnent à plusieurs reprises que les langoustes sont en tel nombre que les navigateurs peuvent en manger : le matin, le midi et le soir, et pour faire changements, ils font de la soupe aux langoustes ! On attendra donc pour s’en faire une rasade ! On vous en reparlera sûrement !

Une autre douzaine de milles, puis loin nous sommes arrivés à Ocho Rios (la 3e plus grosse ville du pays), l’approche du mouillage a été un peu difficile compte-tenu de la présence d’un bateau de croisière, mais une fois entrés, la zone de mouillage est grande et bien protégée, avec une belle plage.

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Par contre, on ne peut pas vraiment dire tranquille, car il y a plusieurs hôtels sur le bord de la plage, donc un bon achalandage.

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Mais après plusieurs semaines à voir peu de touristes “blancs”, ça fait changement !  Il semble que les canadiens sont les touristes les plus présents en Jamaïque.  Effectivement, nous avons entendu parler québécois par des gens qui retournaient au bateau de croisière et d’autres, de la région de Thetford-Mines, avec qui nous avons jasé sur un coin de rue.  Notre visite de cette ville nous a permis de constater qu’il s’agit d’une ville divisée en 2, la partie Ouest est touristique, avec de très belles installations commerciales,

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et une autre partie à l’Est, soit de l’autre côté du feu rouge, qui est fréquentée presqu’exclusivement par les gens locaux, là les magasins ont une allure très différente, ces endroits étant très petits mais très remplis avec un bourdonnement constant !

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Mais nous avons trouvé presque tous ce que nous cherchions (excepté le coucous que l’on ne trouve à nulle part), et cela à des prix très très abordables pour les fruits et légumes, car ils cultivent en beaucoup ici même sur l’île, imaginez une dizaine de tomates pour moins de 1$, un kg de fèves vertes pour aussi moins de 1$ !  Mais acheter ici en Jamaïque est un peu confondant, la monnaie est des “JAM”, le taux de change étant de 1$ US = 83 $JAM, imaginez les prix marqués tel que par exemple le paquet de tomates identifié à 77$JAM ou au restaurant une assiette de hamburger avec frites et salade à 699$  !

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Encore là, nous avons passé 2 nuits à ce mouillage, puis nous avons poursuivis notre route sur une autre douzaine de milles, pour atteindre le mouillage de Discovery Bay.  Un très grand mouillage aussi utilisé par des cargos pour le chargement de bauxite qui est exporté à l’extérieur du pays.    Le village a aussi sa belle plage donnant sur le mouillage et 2 épiceries permettant un ravitaillement.

Le lendemain midi, nous quittions l’endroit pour finalement atteindre Montego Bay, les trente milles de la côte sont majoritairement occupés par des complexes hôteliers de tous les envergures et tous les styles possibles.  A Montego (communément appelé MoBay), l’ancrage est sommaire, car malgré que la baie soit grande, la zone qui ne subit pas de roulis est petite derrière la péninsule.  De plus, la zone de mouillage est passablement occupée par des bateaux locaux qui font du “day sailing” pour desservir les nombreux complexes hôteliers.  Nous y avons passé 2 jours. Évidemment, nous avons été faire une petite escapade en ville, l’incontournable était la “main” de Montego, avec ses nombreux restos-bars.

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Nous avons par la même occasion terminé nos courses car nous savons que le prochain mois à Cuba ne permettra pas de s’approvisionner facilement.

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Notre coup de coeur : Haïti

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Le paysage de notre arrivée nous a grandement impressionné, nous nous croyons rendus en Indonésie tant le paysage était inhabituel pour les Caraïbes, car entre le continent haïtien et l’Ile à Vache, se trouve une très grande baie, sur laquelle circulaient une myriade de petits bateaux à voile, des yoles, et des barques à rames taillées à même de troncs d’arbres. C’était comme tous les jours ici, des pêcheurs qui se rendaient à leurs bouées de pêche (faites de simples petites bouteilles de plastique) pour relever leurs casiers ou qui allaient étendre leurs filets de pêche sur des longueurs de près de 50 m. Il y a aussi dans cette immense baie quelques petits îlots qui sont occupés en permanence par des communautés de pêcheurs qui habitent dans des huttes de paille. Vous imaginez donc les paysages qui nous estomaquaient à chaque regard !

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En contournant les grands filets étendus juste à la surface de l’eau et les centaines de petites bouées de pêcheurs, nous sommes finalement arrivés au mouillage recommandé soit celui de Port Morgan à l’Île à Vache, aussi identifié : village Cacor (ou Kakoch s’il est dit en créole). Il s’agit d’une belle baie bien protégée, bordée par des petites maisonnettes sous de grands palmiers. Quand nous y sommes arrivés 3 autres voiliers y étaient ancrés dont 2 avec des pavillons français.

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L’ancre n’était pas jetée que déjà plusieurs petites barques (faites à même des troncs d’arbre) étaient accrochées à nos bords pour nous offrir milles et une choses; en fait, ils avaient presque tous la même chose à nous offrir : des mangues, des bananes ou des abricots géants ou d’autres qui voulaient nous accompagner pour des visites sur l’île ou faire des travaux sur notre bateau.  Sommairement tout ce qu’ils pouvaient offrir ou faire pour gagner quelques dollars.

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Comme le marché, qui se déroule 2 fois par semaine sur l’île, est demain, jeudi, nous avons prévu d’y aller avec un d’eux, Kiki. Donc jeudi matin vers 9h nous avons rejoins Kiki sur la plage, pour nous rendre, à la marche, au village nommé : Madame Bernard (probablement du nom d’une résidente connue) qui se situe à 6-7 kilomètres du mouillage en empruntant les différents sentiers, car il faut dire que sur cette île, il n’y a pas route, donc aucun moyen de transport motorisé !  Les résidants (environ 15 0000 à habiter cette île) se déplacent à pied ou à dos de cheval ou d’âne.

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Encore là, nous avons été des plus impressionnés par la vie de ces habitants qui résident dans de très petites maisons qui n’ont ni eau, ni électricité, seuls quelques uns ont des batteries avec des panneaux solaire ou une vieille génératrice.

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Mais chaque petite communauté est desservie par une petite école, les enfants ont donc la possibilité d’aller à l’école. Mais encore là il faut dire qu’en Haïti, les parents doivent payer pour envoyer leurs enfants à l’école, car l’État n’a pas rendu l’éducation gratuite.  Le coût, environ 50$/an, pour nous ne parait pas exorbitant, mais sachant qu’un travailleur moyen gagne environ 1$ par jour et que les familles comptent plusieurs enfants (4 à 10), il s’agit de frais importants pour eux. Ce montant est divisé par mois, et si pour un mois les parents ne peuvent pas payer pour l’école et bien l’enfant ne va pas à l’école pour ce mois, mais il peut y retourner le mois suivant si les parents peuvent donner le montant de ce nouveau mois.  Il peut donc y avoir plusieurs arrêts dans une année scolaire pour différents élèves d’une classe, ce qui limitent grandement la progression académique de l’élève.  Aussi dans une famille avec de nombreux enfants, un mois ça peut être l’un (ou quelques uns) qui va (vont) à l’école et l’autre mois c’est le(s) autre(s) enfant(s) !

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Le marché était des plus impressionnants, avec une centaine de petits étals faits de planches, de branches et de rameaux de palmiers.

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Certains offrant les fruits et légumes qu’ils retrouvent sur leur terrain ou qu’ils cultivent ou les animaux (volaille, porc) qu’ils élèvent. D’autres vendent des denrées de base, telles : farine, riz, haricots secs, … ou des oeufs. Et certains sont allés à la ville (sur le continent d’Haïti) pour acheter des articles (savons, …) qu’ils revendent, car il faut aussi dire qu’il n’y a aucun endroit spécifique sur l’île pour acheter des choses (aucun magasin) seulement le marché¸les lundi et jeudis.

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Nous avons aussi été visiter l’orphelinat implantée sur cette île, qui est tenue par une religieuse québécoise, Soeur Flora depuis 1977.

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L’endroit regroupe 68 enfants dont certains sont lourdement handicapés.

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Les subventions internationales qu’obtient l’orphelinat permettent d’avoir des bâtiments adéquats et un approvisionnement alimentaire pour subvenir aux besoins de ces attachants enfants. Charles et Thomas ont pu s’amuser avec quelques uns d’eux car certains étaient de retour de l’école, car une certaine proportion des orphelins sont inscris à l’école du village.

Dortoir des enfants et imaginez la sœur Flora dort par terre juste devant afin d’être proche en cas de besoin…et dire qu’on se plaint de nos matelas !!!!

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Tous les soirs, nos boys ont été jouer au soccer avec les petits résidants autour de notre baie d’ancrage.  Ces derniers étaient tellement contents d’avoir de nouveaux joueurs (des ti-blancs), qu’ils venaient chercher Charles et Thomas sur notre voilier avec leurs petites barques.

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A tous les soirs, nous allions les voir jouer, ce qui nous permettaient de rencontrer les gens locaux, et le lendemain, nous rapportions à l’un et à l’autre différents petits articles, tels des hameçons et du fil à pêche. Des choses qui n’ont vraiment pas une grande valeur pour nous et que nous avons en abondance, mais qui pour eux sont des articles qui aident grandement à faire vivre leur famille, dont ce père qui avait 12 enfants (il faut dire qu’il les avait eu avec 3 femmes différentes). 

Aussi, nous avons rencontré, un américain venu aider la communauté, via l’organisme canadien : Friends of Ile a Vache Haiti  pour débuter un programme d'aide en installant pour une cinquantaine de résidences des systèmes de traitement d’eau à base de plaques de céramique, fabriqués ici-même en Haïti. Il faut dire que cette personne de même quelques autres n’étaient pas venus ici par avion, mais ils étaient arrivés, voilà 3 semaines sur un voilier, ayant quitté la Georgie aux USA, complètement rempli de matériel qui avait été donné, entre autre une quantité impressionnante de voiles usagées, qui servent ici sur les yoles, au lieu des bâches ou des rideaux qu’ils utilisent actuellement en guise de voile sur plusieurs yoles. Vous pouvez en connaître davantage sur cette organisme sans but lucratif en consultant leur site internet : www.friendsofileavachehaiti.com

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Le jour suivant nous avions planifié aller visiter une de ces petites îles vues lors de notre arrivée dans la baie pour constater la vie d’une communauté de pêcheurs. 

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Accompagnés, d’un jeune de 15 ans nommé Castro, nous nous sommes rendus avec notre annexe sur l’île identifiée Peniscola, qui mesure environ 1 km2 (genre 30m par 30 m). Castro est alors allé discuter, en créole, avec le chef du village pour voir si on pouvait accéder.

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Ce dernier a accepté, nous avons donc  pu circuler au milieu de la vingtaine de huttes présentes, et visiter certaines d’entre elles.

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Intérieur d’une hutte (pas d’électricité et eau et imaginez dans la saison des pluies)

Chambre des ou plutôt du maître

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Garde-manger

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Le maître

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Coin salle à manger

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Pendant que les hommes de la communauté s’occupent des filets (préparation, réparation, …),

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et que les femmes préparent, sur des petits feux de charbon, la nourriture

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les enfants, probablement une vingtaine, nous suivaient pas à pas, et voulaient voir, sur notre caméra numérique, toutes les photos que l’on prenait d’eux.  Ils riaient tous de se voir sur ce petit écran, ils voulaient tous se faire poser !! 

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Nous avons été profondément touché par la vie de ce peuple toujours souriant, qui semble vraiment heureux.

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Quand nous avons quitté le village, le chef nous a dit que si nous avions des crayons et du papier, ils les prendraient volontiers, car comme il n’y a pas d’école pour les enfants de cette communauté, ils pourraient au moins les initier à l’écriture en ayant ces articles.  Évidemment, nous en avions amplement, nous sommes donc retournés sur Ukulu et nous avons fais plusieurs sacs de choses à leur donner : des vêtements que nous ne portons plus, des céréales, des craquelins, des cannes de conserves, en plus des livres, papier et crayons. Nous sommes retournés porter le tout, au chef du village afin qu’il les distribue aux membres de sa communauté, car nous ne voulions pas qu’ils se chamaillent pour des articles qu’ils aimeraient tous avoir, et ainsi créer de l’animosité dans la communauté !

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Comme nous voulions aussi voir la vie sur le “continent” haïtien, le troisième jour, Guy et moi sommes allés, avec notre accompagnateur Castro, dans la troisième plus grande ville de Haïti, nommée Les Cayes.

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Cette ville est située à environ 6-7 milles à l’ouest de l’Île à Vache, nous avons donc pris, pour le tarif de 125 gouds (c’est leur monnaie locale qui équivaut à environ 2$), le traversier-taxi, pour nous y rendre. Il s’agissait sommairement d’une barque en bois propulsée par un moteur hors-bord de 40 HP et avec 5 planches pour asseoir la vingtaine de passagers.  Même si le moteur s’arrête à quelques reprises, le valeureux capitaine le redémarre et personne ne semble préoccupée par la situation et les passagers continuent de jaser et de rire ! Et si la mer est agitée, et bien ils sortent une grande bâche, pour permettre aux passagers de se couvrir pour ne pas être mouillés de la tête aux pieds. Et, il y a toujours une cruche (en guise d’écope) disponible pour rejeter l’eau qui s’infiltre ! On est loin de notre règlementation canadienne : ceintures, …

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A notre arrivée, à la ville, comme il n’y a pas de quai, nous avons constaté que les gens débarquent pieds nus ou utilisent des porteurs (qui les prennent sur leur dos) qui sont là pour transborder pour 5 gouds (équivalant à 2 sous) chaque personne qui ne veut pas se mouiller les pieds, dans une eau un peu douteuse car il y a passablement de déchets sur la rive et aussi les petites résidences sur le bord de la mer ont dans la partie arrière de leur minuscule cour une “chiotte” qui donne directement dans la mer !

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Puis nous avons entrepris, notre visite de la ville en compagnie de Castro, qui nous a fait découvrir la ville où il a grandis.  Nous étions impressionnés par la précarité des résidences, mais surtout par les installations municipales qui sont déficientes :

  • des rues sur du sable-gravier créant des trous d’eau stagnante et une poussière omniprésente sur tout, laissant croire que la ville aurait été bombardée;
  • des égouts ouvertes longeant les rues ou entre les résidences;
  • des monticules de sable et roches sur les trottoirs;
  • aucune règlementation sur le stationnement;

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Y a eu aussi la gare maritime si on peut l’appeler ainsi car en fait y a pas de quai mais quelles animation et ambiance règnent sur place.

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Mais au moins, compte-tenu de l’épidémie de choléra qui a eu lieu récemment, la ville fournie l’eau aux résidants à partir de nombreux points de service dans la ville, ils viennent donc se ravitailler avec leur bidons.

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Pour le midi, nous sommes arrêtés dans un parc, car nous avions apporter un petit pique-nique, que Castro a été bien content de partager avec nous. Pour lui, notre salade de légumineuses était un goût nouveau, qu’il a adoré, car eux ils mangent du riz à tous les repas. Mais il faut dire qu’ils ne prennent que 2 repas par jour : le matin et le soir, et pendant la journée ils mangent des mangues et des bananes à volonté, elles poussent comme les pommes poussent chez-nous. Nous avons pu discuter avec lui de ces projets d’avenir, en fait il ne comprenait pas bien notre question au début, mais à force de discuter, nous avons compris qu’il n’a pas de projets d’avenir, car il n’y a pas de travail possible. Il est donc comme la majorité des haïtien(ne) s, il se satisfait du moment présent, car il ne connait pas autre chose, et il voit l’avenir pareil à aujourd’hui ! Nous croyons maintenant qu’ils se sentent pauvres seulement quand ils nous voient ! 

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Fait à noter, nous n’avons vu aucun mendiant en Haïti, probablement par dignité ils ne quémandent pas !

Ces 4 jours en Haïti, nous ont profondément marqués, et malgré la vie qu’ils vivent dans des conditions rudimentaires, ils sont heureux, et toujours souriants !  Toute une leçon de vie !

Voici quelques belles photos de gens heureux :

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La côte sud de la République

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Nos mouillages  en bleu et notre route en jaune

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Peu de voiliers québécois vont naviguer sur la côte sud de la République, nous souhaitons donc la faire découvrir afin que plus de navigateurs poursuivent leur route sur cette splendide côte.

Malgré les appréhensions connues, la routine des douanes d’entrée et de sortie de chaque endroit d’arrêt n’est pas si complexe et onéreuse car une fois que l’entrée initiale est faite (environ 180$), il n’y a en principe plus de frais à débourser (ni de tips) pour obtenir la sortie (le despacho) de la Guarda pour le prochain mouillage ou pour la sortie du pays.

La Guarda, toujours souriant et aimable :

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Notre douane d’entrée a été faite à la marina de Casa de Campo et, par la suite, il a été facile d’obtenir un despacho à chacun des endroits de notre route qui s’est poursuivie en direction ouest en faisant des distances de 40 miles pour Boca Chica, un 60 miles pour Las Salinas et finalement un autre 60 miles pour atteindre l’Isla Beata à la pointe sud-ouest du continent dominicain.

Chacune de nos routes se sont faites au portant d’environ 10-15 noeuds sur une mer plate compte-tenu que nous sommes toujours sous le vent de la côte, des navigations extraordinaires !

Doris au poste de surveillance                   Happy hour en route !

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Le secteur de Boca Chica est assez connu pour son tourisme, la marina Zar-Par s’y est nouvellement installé, et en plus des quais, il est possible de rester à une bouée de mooring pour 18$/jour. Dans les 2 cas, il est possible d’utiliser tous les services (buanderie, salle de TV, …) de la marina, et ils nous transportent (sans frais) au supermarché OLÉ, qui est un marché comme les connaissent les nord-américains.

Las Salinas est une grande baie très bien protégée, cernée par de belles grandes montagnes, qui malgré qu’elles semblent désertiques créent un très bel environnement avec son petit village.

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Mais notre arrêt préféré a été l’Isla Beata, il s’agit d’une île d’environ 30 km2, sur laquelle est installée un village typique de pêcheurs, des hommes et quelques familles y vivent pour des périodes d’environ 3 mois afin d’être près de leur lieu de pêche. 

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La presque totalité des bâtiments ne sont pas desservis par l’électricité (seulement le bâtiment de la Guarda), il s’agit en fait, dans notre langage, de cabanes avec très rudimentaires, comme le montre les photos.

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Superbe plage et eaux cristalline :

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Pêcheur préparant ses prises                            Poisson séché au soleil

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C’est aussi là que nous avons rencontré un cataraman de modèle Kon Tiki de 12 m , qui nous a bien impressionné par ces aménagements car les propriétaires un jeune couple originaire de l’Afrique du sud, Adrian et Lisa , nous ont invité pour un “happy hour” qui s’est finalisé par un souper pour partager leur plat de conches (vous savez les beaux coquillages roses qui ont un bruit de mer à l’intérieur s’appellent des conches)

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De plus, comme nous étions en soirée de pleine lune, nos boys voulaient faire du camping. Donc après avoir mangé, nos excellents hamburgers au poisson. Les boys se sont installés sur la plate-forme pour la nuit.

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Notre route s’est poursuivie vers Haitï avec une navigation de 120 miles pour atteindre Île à vache, à l’extrémité sud-ouest du continent haïtien. Ce fut une journée et une nuit de navigation avec un vent de 10 noeuds, et un décor des plus dépaysants à notre arrivée en Haïti, comme si on entrait dans un autre monde !!!

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Ukulu en quarantaine … suite et fin !

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Nous sommes heureux de vous aviser que l’équipage d’Ukulu a été transféré au centre de traitement anti-bactérien, identifié : BEACHES (complexe de SANDALS). On a pu prendre les photos que voici :

Vue de notre centre de détention !

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Ils ont isolé le capitaine dans un espèce de liquide chaud avec des bulles !

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Ici, c’est le test d’urine du capitaine, imaginer l’effort derrière ça :

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Ils ont fait boire aux plus jeunes des trucs gelés pour baisser les températures corporelles :

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Voici le centre d’épuration :

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Pour madame, ça été le traitement royal ! (c’est toujours les mêmes qui ont tout !) Remarquez qu’il n’y a personne à côté d’elle, hein !!!!

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Bon, j’imagine que je n’ai pas besoin d’en rajouter et que pour ceux qui se sont fait prendre, il aurait fallu regarder la date à laquelle on a mis notre avis soit le 1er avril et qu’est-ce qui a le premier avril… POISSON D’AVRIL !

Voici quelques commentaires reçus.  On n’a pas écrit les noms des auteurs de ces commentaires pour garder leurs anonymats.

CEUX QUI NE SE SONT PAS FAITS PRENDRE… CETTE ANNÉE ! (il faut dire que certains s’étaient faits prendre les 2 dernières années !! imaginez on leur écrivait en novembre et ils doutaient dès ce moment que c’était un poisson d’avril, ils étaient donc sur leurs aguets à chacun de nos courriels !!)

  • Toujours aussi imaginatifs les Ukuliens le 1er avril!!!!
    Il y aura certainement quelques poissons et se ne sera pas des Wahou!

  • Allo Guy !!! Cette fois-ci, tu ne m'auras pas ! Ils peuvent vous garder aussi longtemps qu'ils veulent en quarantaine, j'ai pas de pitié pour les Ukuliens...  d'avril... ;-)

  • À LA FAMILLE UKULU...J'espère, en ce qui me concerne, qu'ils garderont le capitaine du bateau Ukulu en quarantaine pour au moins du 2 au 9 avril au cas où nous le croiserions sur la mer des Caraïbes afin de s'assurer de ne pas attraper la peste du mensonge; maladie très grave de la langue qui peut se propager à toute la famille et par surcroit créer non pas à ses auteurs mais plutôt à ses amis auditeurs, une certaine souffrance par leur situation. Plus encore, j'interdis à Guy ainsi qu'aux membres de  la famille Carpentier (sa conjointe, ses descendants ou toute personne ayant été en contact avec cette famille dans les derniers jours et pouvant être influencé par eux)  de nous contacter aujourd'hui le 1er avril 2011.

CEUX QUI SE SONT FAIT PRENDRE :  Bienvenue dans le club des “April fish d’Ukulu “ !

  • Quelle histoire?  Donne moi des nouvelles.  Veulent-ils du fric?   Bonne chance.

  • Bonjour les Ukuliens, J’ai pris connaissance de votre dernier récit et j’en suis profondément peiné.  J’ai dès lors communiqué avec un de mes associés en Immigration qui a communiqué avec l’ambassade de Jamaïque à Ottawa pour discuter du problème de votre mise en quarantaine.  Mon associé m’indique que la personne de l’ambassade doit communiquer avec le service d’Immigration là-bas pour voir ce qui en retourne et tenter de vous sortir de là.  L’ambassade devrait communiquer avec mon collègue dès qu’il y aura des développements.  Si tu as des développements de ton côté laisses-moi savoir et j’informerai mon associé en conséquence.  On pense à vous!

  • Et bien mes amis quelle aventure!!! On est à fond avec vous.Justement, je voulais recontacter un client potentiel qui habite en Jamaïque;je ne retrouve pas ses coordonnées pour l'instant mais de mémoire,je crois qu'il s'appelle XYZ; il possède un château en Jamaïque et toujours de mémoire il serait le président de portland holdings, vous pouvez peut-être trouver sur le web je vais moi-meme chercher de mon coté je ne sais pas si cela peut vous aider, ce doit être un homme important, peut-être qu'il pourrait intervenir ou peut-être pouvez-vous mentionner son nom à vos tortionnaires...Bon je continue mes recherches, tenez-moi au courant et  BON COURAGE, pensez POSITIF.

  • Salut les ptits loups !!!! He ben alors! On déclare pas les escale maintenant???? He ben alors, c'est du jolie jolie tout sa :-) !!!!!! Non, je déconne! C'est vraiment pas cool! Ben au moins vous aurais eu des examens annuelles gratuits!!!! Et le bateau sera désinfecté! J'espère seulement que vous êtes dans des locaux sympa! Mais sa va vous retarder votre périple sa non? On pense a vous bien fort et on espère qu'il vous lâcherons de prison vite vite! Je ne dit plus riens, on ne sais jamais si on est pas espionner via internet!!!!! Nous on a un chien a bord!!! Ha ha ha. Gros bisous et bon courage a vous.

EN CONCLUSION :

Encore une fois, les Ukuliens ont bien ri lors de la composition de la blague et lors de le réception des commentaires. On espère n’avoir choqué personne, sinon et bien tant pis, dans la vie il faut bien prendre le temps de rire de temps en temps !

Vous avez sans doute deviné que l’on s’est encore une fois “invités” (pour ne pas dire infiltrés) au superbe “ressort” : Beaches ! L’an dernier aux Turks and Caïcos, nous avions osé profiter de 4 jours au “Beaches”, et cette année on s’est limité à une journée pour ne pas courir après notre malheur !

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Ukulu mit en quarantaine en Jamaïque

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Lorsque nous sommes arrivés en Jamaïque, des navigateurs nous avaient avisé de ne pas mentionner que nous avions fait escale en Haïti dû au cholera et la malaria.  On n’a donc pas déclaré notre escale car de toute façon notre dernier “despacho” (sortie officielle) venait de la République Dominicaine car en Haïti, ils n’en font pas.

Et comme on dit ça a passé comme dans le beurre !  Cependant, hier quand nous avons voulu demander notre “cruising permit” pour quitter San Antonio vers Ochos Rios, les customs ont, pour une raison encore obscure, regarder nos passeports pages par pages pour voir nos étampes.  Ils se sont alors aperçu que nous avions des étampes de Haïti et là ça déboulé en quelque minutes.

On nous a alors mis en quarantaine dans des locaux de Immigration tout près de la marina et Ukulu est resté à quai à la marina de San Antonio.

On nous explique que nous pourrions être porteurs d’une de ces maladies mentionnées ci-haut et qu’ils vont devoir aussi asperger Ukulu de produit  anti-viral.  Pour l’équipage d’Ukulu, ça sera toute une panoplie d’examen (prise de sang, test d’urine, etc) afin de déterminer si on a quelque chose sachant très bien qu’on n’a rien mais nous n’avons pas d’autre choix que de collaborer.  On nous a dit que la durée de ces procédures était indéterminée et que nous devrions être patients.

Pour le moment, on nous a mis dans un local avec un peu de service comme toilette, cuisine, tv et nous avons accès à du Wifi mais on ne peut sortir

On vous tiendra au courant de notre évolution dès que nous en saurons davantage et entre temps ne vous gêner pas pour nous envoyer vos commentaires afin de remonter le moral des troupes d’Ukulu qui est bien bas en ce moment !

Hasta Luego los amigos del Ukulu


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Notre premier wahoo, yahoo !

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En quittant la marina de Campo, nous avions que 5 milles nautique à faire et je n’avais pas l’intention de mettre les lignes à l’eau mais voilà que Thomas me demande de mettre au moins la petite ligne, comment lui refuser !

Aussitôt dit, aussitôt fait, la ligne est déroulée et imaginez-vous qu’après 15 minutes seulement,   on entend la ligne partir et çca semble être assez gros vu la vitesse à laquelle la ligne se déroule.

Encore une fois, toute l’équipage se met à l’œuvre pour récupérer ce superbe wahoo qui mesurait 54 pouces et pesant 30 lbs. 

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Le plus drôle, c’est que ce ne fut pas le poisson le plus combattif mais bizarrement on l’a vu qu’à une dizaine de pieds du bateau car il restait toujours très profond contrairement aux autres qui font de superbes sauts. Quelle ne fut pas notre surprise quand on a vu ce monstre tout près du bateau !

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Et cette fois-ci, c’est Doris qui va snapper le poisson avec le crochet et elle a fait cela avec toute la grâce d’une professionnelle.  En un seul coup, elle le pique sous la bouche et étant donné le poids, je suis allé l’aider pour le mettre sur le pont et encore là le carnage débute.  Et dire qu’on avait tout laver le pont à la brosse la veille !!!

Le carnage :

 

Pas besoin de vous dire qu’on a pas mis la ligne à l’eau depuis car le congélateur est plein, il nous reste encore de la dorade de la dernière fois

Chéri, ca va pas rentrer dans une poêle ces filets sib……..!!!! Y a Fred Caillou qui serait content d’avoir ces filets dans son lunch !!!

Wahoo La Romana 015web

Evidemment nous en avions trop pour notre famille nous sommes donc retourner à la marina pour en donner à nos amis des bateaux  YAYA et BOHEMIA. Ils étaient bien contents dans recevoir car comme ils sont ici pour leur travail , ils n’ont pas la chance de sortir naviguer souvent et de pêcher !


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